Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Dis moi qui tu fréquentes…

26 juillet 2018,

par Christophe Chelten

A ce point du développement de la pantalonnade à laquelle la France est invitée  à assister, il nous manque des informations sur la personnalité des protagonistes. En l’occurrence messieurs Benalla et Macron.

Beaucoup de questions restent sans réponse.

D’où sort monsieur Benalla: origines sociales, culturelles, histoire familiale?

Comment et pourquoi Emmanuel Macron choisit ses hommes de confiance, responsables de sa sécurité? (suite…)

Le « nouveau journalisme », parlons en

20 mai 2018,

Le chœur des élus
Cathédrale Ste Cécile d’Albi

par Alain Hervé

La disparition de Tom Wolfe, (ne pas confondre avec Tom Woolf: « La toile et le roc ») permet à quelques ressasseurs de célébrer l’inventeur du « nouveau journalisme ». Tom Wolf était un amuseur public de grand talent  et un histrion faute d’être un génie.

Le nouveau journalisme qui consisterait à mélanger l’information et la littérature pour donner à la première une qualité vécue est aussi vieux que la littérature. Dumas, Balzac, Zola, Hugo… l’ont pratiqué.

Pour ce qui est de nos contemporains je citerai la revue mensuelle Réalités, qui sous la direction d’Alfred Max a pratiqué dans les années 60 un style de reportage qui impliquait les auteurs des articles. Muriel Reed, la femme de Philippe Soupault en fut une vedette. Danielle Hunebelle, Jacques Marchant, Jean Clay… ont trempé leur plume dans le cette écriture. J’ai eu l’honneur d’être le poussin de la couvée (suite…)

Mai 68 au Quai Claude Bernard

18 mai 2018,

La statue de Claude Bernard au 16-18 du quai qui porte son nom. d.r.

Par Ghislain Nicaise

En 1968, la Faculté des Sciences de Lyon était logée dans des bâtiments du XIXe siècle qui s’ouvraient sur les quais du Rhône. Le même bloc d’immeubles aux toits d’ardoise abritait la Faculté des Lettres, l’endroit chaud occupé en permanence par des étudiants et de jeunes chômeurs qui s’étaient baptisés « les trimards » (l’équivalent de ceux que l’on nommait à Paris les katangais). L’amphi de lettres qui permettait la tenue des assemblées générales quotidiennes avait été rebaptisé « Amphi Cohn-Bendit », il était desservi par les « chiottes Waldeck-Rochet ».
J’avais 26 ans et j’étais assistant au Laboratoire de Zoologie Générale, 16 quai Claude Bernard. Plutôt que de rester chez nous, nous occupions les locaux, comme un reflet atténué des ouvriers occupant leurs usines. Il y avait parmi les occupants un certain nombre de professeurs, ceux qui redoutaient le pillage des locaux et aussi qui avaient assez d’indépendance d’esprit pour dormir tout habillés sur un lit de camp. Nous nous disions que si des manifestants s’emparaient des bouteilles de réactifs dangereux, un simple litre d’acide sulfurique pouvait devenir une arme létale. (suite…)

Macrontransition

18 avril 2018,

par Alain Hervé

BFM TV dimanche soir. Stupéfiant. Deux heures et demie de furieux bavardage sur l’économie, l’économie, l’économie et le social. Un Président de la République interpellé comme un copain de classe par deux loustics sans savoir vivre. Le « coupage » de parole est la règle. Triste journalisme. Triste spectacle. Imperturbable, le surdoué dévide son crédo technocratique.

Et la vie? Et la transition écologique? Et la naissance d’une nouvelle société de sobriété, d’ajustement avec les mécanismes de la nature? Hulot doit se ronger les ongles en entendant cet échange passéiste. Du moins on peut l’espérer.

Est-ce la France qui a promu l’accord de Paris? Qui veut convaincre Trump d’y impliquer  à nouveau les Etats-Unis? Le dérèglement climatique dont on observe les effets chaque jour sur les saisons, sur des peuples affamés et assoiffés, contraints à migrer, on prétend l’ignorer? Les insectes meurent, les oiseaux meurent, les pesticides ravagent la santé publique, ça ne mérite pas que l’on en dise deux mots?

Il est tentant de ne pas s’en préoccuper, de partir plutôt faire un tour en mer ou en forêt. La macrontransition est en marche.

A la recherche d’Edward Lear à San Remo

20 mars 2018,

par Alain Hervé

Nous avons il y a quelques années découvert ce personnage insolite qui avait fini sa vie à San Remo sur la Riviera dei fiori. On peut choisir pire endroit pour mourir en 1888. Lear était amoureux des chats, inventeur de limericks, bricoleur de non-sens, ornithologue, portraitiste d’oiseaux, aquarelliste de paysages… Le Museo Civico de San Remo lui avait consacré un hommage très réussi. Depuis le Musée a déménagé et ne possède plus qu’un seul tableau de Lear, une bonne huile représentant le village d’Eze. Son artiste vedette est désormais Antonio Rubino célèbre illustrateur du Corriere dei Piccoli.

Certes nous n’avons pas retrouvé cette improbable rencontre d’un hurluberlu britannique et d’une ville de villégiature très latine mais le petit musée dans ses nouveaux locaux  historiques, a développé un charme certain. En particulier avec ses collections archéologiques de tessons et d’ossements très bien présentés.

Une halte paisible de vacances dans une ville dédiée en particulier au shopping de luxe autour de son célèbre casino municipal.