Archive pour la catégorie ‘Non classé’

La dernière Chronique

12 mai 2019,

La dernière chronique d’Alain Hervé dans l »Ecologiste

Alain

8 mai 2019,

Alain Hervé nous a quittés ce matin. Nous reproduisons en son hommage ce texte qu’il avait rédigé comme carte de voeux de l’année 2004, communion de toute une vie avec la mer.

Profitez d’être vivant pour regarder la mer.

Assis sur une falaise. Position idéale. Prenez votre temps. Améliorez votre idée de la planète. On regarde la mer distraitement. L’oeil et aussi bien l’esprit dérapent sur sa surface sans accident. Avec le ciel, elle joue le rôle du vide dans un paysage terrestre encombré. Davantage que le ciel elle occupe copieusement son espace, dont elle ne cède pas un pouce. Ceux qui croient lui avoir volé du terrain attendent toujours son retour, que ce soit en Hollande ou sur les littoraux à marée. Elle s’obstine en long, en large, ou en travers, à être. Matière cosmique, en vrac, mal spécifiée. Radicalement liquide et rien d’autre. La terre nous propose une multitude d’accidents : des villes, des estuaires, des ponts, des barrages, des autoroutes, des immeubles, des montagnes, des plantations de palmiers à huile…

La mer : rien, pour l’essentiel.

Sert à faire flotter des bateaux et pour le détail, pêcher, plonger…On ne va jamais en mer pour y rester. (suite…)

Opportunisme, lâcheté, ambition, notoriété, salaire… écologie.

1 avril 2019,

par Alain Hervé

Au moment des élections, tout se répète à l’identique pour les écologistes depuis cinquante ans. Au départ l’adhésion unanime à de belles convictions. A l’arrivée, la course en sac des ambitions personnelles déguisées  de prétextes stratégiques. Ce serait trop cruel d’étudier chaque cas de trahison à la cause commune. Pour les uns c’est l’assurance d’un traitement de député européen, pour les autres la survie de leur égo médiatique en voie d’effacement. Pour les autres le rafraichissement de leur notoriété politico-littéraire…

Que chacun se reconnaisse dans cette galerie de prétentions humaines. Seule l’écologie n’en tire aucun bénéfice. Pour ce qui me concerne je voterai EELV. En espérant que les « écolos » puissent faire poids dans la balance collective.

Les plus méprisables étant sans doute ceux qui prêtent leurs convictions passées au service d’une politique de croissance économique.

Osiris et Europe

25 mars 2019,

Sous le titre Aides européennes, un fiasco français, dans le journal La Croix, un article d’Antoine d’Abbundo 19/03/2019

La France devra-t-elle rendre à l’Europe plusieurs centaines de millions d’euros d’aides au développement rural faute de les avoir utilisés à temps ?

Histoire d’un gâchis annoncé où les défaillances du logiciel Osiris servent de paravent à un grand cafouillage bureaucratique. 

Il y a cinq ans, l’Union européenne a attribué à la France une enveloppe de 713  millions d’euros sur la période 2014-2020 afin de soutenir les milliers de projets portés par les GAL.

Les défaillances d’un logiciel baptisé Osiris – dieu égyptien inventeur de l’agriculture – vont-elles obliger Paris à rendre 650 millions d’euros d’aides européennes à Bruxelles faute de les avoir utilisés à temps ?

C’est la version qu’aimeraient faire valoir les responsables pour expliquer un tel gâchis. (suite…)

L’incroyable histoire du Facteur Cheval

18 février 2019,

par Alain Hervé

Pour apprécier cette « incroyable histoire », il faut déjà avoir été dans la Drôme, dans la commune d’Hauterives et avoir vu le Palais idéal. Etre tombé de saisissement. Un amoncellement de pierres maçonnées par un facteur rural. Une mise en scène fantasmagorique telle que peu d’hommes ont réussi à exprimer. En dehors de toute école, de toute mode, de toute actualité, une tentative bouleversante de dire l’indicible. Une aventure parmi les manifestations humaines les plus exigeantes. Une rêverie matérialisée.

Et savoir quel homme a pu enfanter ce délire est de peu d’importance. Son oeuvre l’a écrasé, enseveli, l’a rendu dérisoire. A ce moment commence le film de Nils Tavernier.

Pour tenter de donner un visage à l’inventeur du Palais, il a choisi Jacques Gamblin. (suite…)