Archive pour la catégorie ‘Annonces’

Jour du dépassement 2021

31 juillet 2021,

Depuis 2014, le Sauvage vous signale chaque année la date du jour du dépassement des ressources de la planète (http://www.lesauvage.org/2014/08/overshoot/). C’est l’Earth Overshoot Day calculé par le Global Footprint Network, cette institution d’origine universitaire à l’origine de la notion d’empreinte écologique. Cette année le jour du dépassement est le 29 juillet, presque un mois plus tôt qu’en 2020.

La Baleine (copinage)

30 juin 2021,

Si par oubli (pardonnable) vous n’êtes pas encore abonné·e, vous pouvez néanmoins parcourir le dernier numéro de La Baleine ici (https://www.amisdelaterre.org/journal-baleine/numero-204/).

Pour les arbres, la forêt

16 mai 2021,

Tribune : pour des Etats Généraux de l’arbre et de la forêt
Un arbre, ce n’est pas que du bois. Une forêt, ce n’est pas que des arbres.
Ils sont une part essentielle de notre avenir. Nous proposons de partager et de construire ensemble à leur sujet une vision nouvelle, une pratique responsable, à la hauteur des bienfaits qu’ils nous apportent et de leur place sur la terre.
Sous les pressions conjuguées de la recherche effrénée de purs produits financiers, du court-termisme dominant, d’une vision essentiellement gestionnaire voire prédatrice de la nature, nous sommes en train de détruire une partie essentielle du monde vivant, née il y a 380 millions d’années, les forêts et particulièrement les plus anciennes.
Un consumérisme étroit et sans cesse accéléré, un affaiblissement constant de la recherche et de l’enseignement des sciences naturelles nous font perdre de vue leur place fondatrice, leur beauté, le rôle fondamental qu’elles ont joué et continuent de jouer pour notre humanité qui en est issue. Nous en avons des approches réductrices, partielles. Les savoirs sur la forêt sont négligés sinon méprisés.
Les efforts positifs déployés ici ou là restent bien insuffisants.
Les questions posées sont multiples et engagent les réflexions d’une grande pluralité d’acteurs. Parmi beaucoup d’autres :
• Quels rapports sont les nôtres aujourd’hui avec les arbres et les forêts ? Que voudrions-nous qu’ils soient demain pour nous-mêmes, nos sociétés ?
• Quelle place pour les arbres et les forêts dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité, contre les effets du changement climatique ?
• Ne devrions-nous pas établir une limite nette, jusque dans les termes, entre « forêts » et « plantations d’arbres » ? Comment ? Quelles articulations ?
• Est-il nécessaire que toutes les forêts soient exploitées pour leurs bois et ouvertes à la chasse ? Comment s’organiser ensemble ?
• Nos besoins en bois et en papier ne peuvent-ils être intégralement couverts par les plantations d’arbres, afin que les forêts puissent être laissées en « libre évolution » ?
• Nos forêts doivent elles dépendre seulement du ministère de l’Agriculture ? Devraient-elles s’articuler avec le Ministère de la Transition Écologique et des Solidarités ?
• Les enseignements de foresterie accordent-ils une place suffisante – et suffisamment positive – à la libre évolution et à la forêt primaire ?
• etc.
Il est urgent de changer de regard, de méthode et de pratiques.
La suite ici …

28 mars pour une vraie loi climat

27 mars 2021,

Déjà 619 organisations ont répondu à notre appel unitaire.

Le projet de loi « Climat et résilience », discuté à l’Assemblée nationale, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. En l’état, il est très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixée. De nombreuses organisations, mais aussi le Haut Conseil pour le Climat, le Conseil national de la transition écologique et le Conseil économique, social et environnemental l’ont affirmé à de nombreuses reprises.
Le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre.
Les député.es, qui débattront du projet de loi en séance plénière à partir du 29 mars, doivent à présent prendre leurs responsabilités, notamment :
• en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une plus grande ambition écologique, notamment s’agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la réglementation de la publicité et de l’utilisation des engrais azotés, du recours aux menus végétariens dans la restauration collective, de la lutte contre l’artificialisation des sols, de la limitation des vols intérieurs en avion ou la responsabilité climat des grandes entreprises.
• en renforçant les articles du projet de loi dans le sens d’une meilleure prise en compte des aspects de justice sociale afin de rendre la transition écologique accessible à toutes et tous
Le 28 mars, veille de l’examen du projet de loi, nous nous mobiliserons ensemble pour dénoncer son manque d’ambition et les manœuvres qui tentent de l’affaiblir, exiger une vraie Loi Climat à la hauteur de l’urgence écologique et défendre les mesures des 150 membres de la Convention citoyenne pour le Climat.
Signez l’appel maintenant

Après la Covid-19, AGIR 17

7 octobre 2020,

Le jour du dépassement a reculé !

22 août 2020,

Depuis 2014, le Sauvage vous signale chaque année la date du jour du dépassement des ressources de la planète (http://www.lesauvage.org/2014/08/overshoot/). C’est l’Earth Overshoot Day calculé par le Global Footprint Network, cette institution d’origine universitaire à l’origine de la notion d’empreinte écologique. Cette année le jour du dépassement est le 22 août, plus de 3 semaines plus tard qu’en 2019. Ce n’est pas la première fois que notre empreinte s’allège depuis le début du dépassement en 1970 mais c’est un record. Pour mémoire le dernier recul a été causé par la crise de 2008. Pour cette année la cause est connue, c’est le confinement dû à la pandémie. S’il fallait cette preuve supplémentaire, cela confirme que la gestion de la planète est incompatible avec la croissance économique.

Le calcul peut bien entendu être appliqué aux différents pays plutôt qu’à la Terre entière, la France a connu le dépassement de ses ressources le 14 mai, pas de quoi pavoiser.

La Rédaction

L’affaire du siècle (suite)

10 mai 2020,

Claire Burlin, avocate de l’Affaire du Siècle

Depuis huit semaines, la crise sanitaire et les mesures de distanciation sociale bouleversent nos quotidiens. Cette période difficile peut aussi être l’occasion de se pencher plus en profondeur sur certains sujets. Nous vous proposons donc une série de quatre interviews vidéo inédites avec les avocat-e-s et juristes de l’Affaire du Siècle. 

Avec votre soutien, il y maintenant plus d’un an, nous avons attaqué l’Etat en justice. Pourquoi ? Parce que la France ne respecte pas ses propres lois. Quelles sont ces lois et obligations que l’Etat bafoue ? 

C’est ce que nous explique Claire Burlin, une des avocates de l’Affaire du Siècle, dans cette première vidéo de notre série.  

De la Convention européenne des Droits de l’Homme, adoptée en 1950, à la Loi sur la transition énergétique et la croissance verte de 2015, en passant par les lois Grenelle de 2009 et 2010, nombre de textes fixent des objectifs à l’Etat pour lutter contre la crise climatique. 

Autant de textes qu’ont analysés en détail nos avocat-e-s et juristes, au regard des mesures réllement mises en œuvre par l’Etat. C’est tout ce travail qui nous a permis de monter le dossier de l’Affaire du Siècle devant le tribunal. 

Aujourd’hui, alors que l’Etat ne nous a toujours pas répondu, nous continuons notre travail de veille et d’analyse pour fournir de nouveaux arguments au juge. 

La semaine prochaine, Clémentine Baldon, une autre de nos avocates, vous en dira plus sur les manquements de l’Etat. Transports, logements, énergie… L’Etat est terriblement en retard sur ses engagements et nous dépassons chaque année le volume de gaz à effet de serre que nous devrions émettre. 

PS : Agissez avec nous pour la justice climatique : faites un don à l’Affaire du Siècle. Toutes les sommes que nous collectons nous servent à financer les actions de l’Affaire du Siècle : analyses et expertises, actions de mobilisation, etc. 

Faire germer les “jours d’après “

18 avril 2020,

Communiqué de presse émis le 8 avril 2020 par l‘Association Terre de Liens 

Faire germer les “jours d’après “

La crise du coronavirus révèle notre vulnérabilité face à des chaînes de production mondialisées et à un commerce international en flux tendu qui ne nous permettent pas de fabriquer et de disposer, en cas de choc, des biens de première nécessité : masques, respirateurs et médicaments, qui manquent cruellement depuis plusieurs semaines à notre système de santé. C’est vrai également de certaines productions alimentaires, qui se raréfient après seulement quelques semaines de confinement. Des crises comme celle-ci se reproduiront, notamment dues au bouleversement climatique en cours à l’échelle planétaire.

Afin de s’y préparer, nous, citoyen·nes, agricultrices et agriculteurs engagé·es, pensons qu’il faut aller vers une relocalisation massive des activités de production alimentaire qui permettra d’enclencher une réelle transition écologique et sociale. 

La production agricole en France n’est actuellement pas à la hauteur de cet enjeu. Elle est largement dépendante d’une main d’œuvre étrangère, souvent sous payée et ne bénéficiant pas de droits élémentaires des travailleurs (sécurité sociale, chômage, etc.), et cette main d’œuvre manque terriblement depuis la fermeture des frontières.

L’agriculture française continue à produire majoritairement de manière industrielle, souvent pour les marchés mondialisés. Et une grande partie de cette production ne sert pas directement à l’alimentation humaine (suite…)

L’Écologiste (copinage)

22 mars 2020,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000

Masques, tests, oxygène médical : vous trouverez trois informations clés ci-dessous sur la situation en France, alors que 900 millions de personnes dans le monde sont désormais soumises à un confinement, pour leur santé et celle des autres. Nous vous proposons également des idées de lectures ci-dessous – les envois de livres et de revues continuent, vous pouvez passer commande en ligne ou par courrier.

Le numéro de printemps de L’Écologiste, numéro 56, sera posté aux abonnés lundi 23 mars. Vous pouvez vous abonner si ce n’est déjà le cas – ou vous réabonner – en ligne ou par courrier à l’adresse : Bureau B1397 à 60643 Chantilly. Avec nos remerciements, l’équipe de L’Ecologiste.

ACTUALITES Masques : quels sont les stocks stratégique de l’État ? Le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué lors de sa conférence de presse samedi 21 mars : « Quand le Covid-19 est apparu, il ne restait qu’un stock d’Etat de 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes et aucun stock stratégique d’Etat en masques FFP2. » Aujourd’hui, toujours selon le ministre, ce dernier stock des masques les plus efficaces, destinés aux soignants, permettrait de tenir trois semaines.

ACTUALITES. Tests : où sont les réactifs ? Selon le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique mis en place par le gouvernement sur le coronavirus : « Nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des Etats-Unis. La machine de production s’est arrêtée en Chine et les Etats-Unis les gardent pour eux. » (interview dans Le Monde du 20 mars).

ACTUALITES. Oxygène médical : où sont les bouteilles ? Les hôpitaux utilisent des cuves à oxygène. Mais en cas de surplus de malades, il faut des bouteilles à oxygène dont la seule usine de fabrication dans l’Union européenne, à Gerzat dans le Puy de Dôme, a été fermée en 2019 par son propriétaire britannique pour cause de concurrence internationale trop forte sur les prix. L’Italie manque de ces bouteilles. La situation française n’est pas connue. Les outils de production sont encore sur place, les 138 ouvriers licenciés demandent la réouverture de l’usine par l’État comme l’indique le magazine L’Usine nouvelle du 20 mars. (suite…)