Archives d’un auteur

L’Ecologiste en kiosque

15 juillet 2014,

L’Ecologiste numéro 42, encore en kiosque ou sur commande

couv_42_bassedefFOCUS 1. Voici une nouvelle passée quelque peu inaperçue mais pourtant essentielle: le 9 juillet, le Hamas a choisi pour cible de ses roquettes la centrale nucléaire de Dimona en Israël. Aucun dégât n’a semble-t-il été à déplorer. Le fait reste: une centrale nucléaire a été prise pour cible. Peut-être avec des engins de faible puissance incapables d’ocasionner des dégâts sérieux. Mais une prochaine fois ? Et comment protéger sérieusement les plus de 400 réacteurs nucléaires dans le monde entier ? Nous y reviendrons dans notre prochain numéro, à paraître fin juillet, dont le dossier central portera sur les océans.
FOCUS 2. Le 11 juillet, Areva a déclaré soutenir le projet de loi sur la transition énergétique présenté par Ségolène Royal le 18 juin. Normal: ce projet de loi prévoit le maintien de 100% de la puissance nucléaire installée aujourd’hui, et compte sur la croissance de la consommation d’électricité qui serait satisfaite par les énergies renouvelables, faisant ainsi baisser la part relative du nucléaire…
L’Ecologiste, un magazine trimestriel, indépendant, disponible en kiosque ou sur commande en ligne. Indispensable à qui s’intéresse à l’avenir de la planète !

La biodiversité pour les nul-le-s

14 juillet 2014,

130531.fraisiersSi comme moi vous n’avez qu’une vague idée de la biodiversité, si vous trouvez que conserver des graines dans un grand frigo vers le pôle Nord est une sage précaution, si vous pensez que les mulets sont obligatoirement stériles, prenez un petit quart d’heure pour écouter la conférence express “Les OGM et la panne de la biodiversité agricole” de Pierre-Henri Gouyon, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle.

Ce chercheur, un pédagogue de talent, nous explique entre autres pourquoi l’agriculture industrielle contemporaine, incompatible avec une compréhension scientifique de notre environnement, nous conduit dans le mur. 
Pour ajouter une note personnelle, je n’ai jamais aussi bien compris l’adage permacole “a good garden should not be tidy” (un bon jardin doit être un fouillis “mal tenu” pour  vous donner satisfaction). Le cliché vous montre le bout de terrain où j’ai récolté ce printemps plus de 7 kg d’excellentes gariguettes, qui me donnera l’ail pour quelques mois et qui me donne en ce moment des myrtilles (au fond quelques topinambours migrateurs venus de l’autre côté des canisses).

Ghislain Nicaise

Le jardin Winter de Bordighera menacé de disparition

12 juillet 2014,

par Robert Castellana (sociologue)Bordighera

L’intérêt historique exceptionnel du site de la palmeraie de Bordighera doit beaucoup au paysagiste allemand, Ludwig Winter. L’image de la Côte d’Azur aussi, laquelle lui est redevable en grande partie du succès de son arbre emblématique, le palmier. Winter s’était en effet installé à la fin du XIXe siècle au cœur de la palmeraie médiévale du vallon du Sasso. Il participa activement dès lors à sa conservation et à son développement, en cherchant notamment à dynamiser et diversifier son activité. Winter avait ainsi créé ici une immense pépinière à vocation commerciale européenne, tournée vers l’exportation (du plant en pot à l’invention d’un artisanat profane inspiré de la tradition …

(suite…)

Teint ou pas teint

8 juillet 2014,

par Christophe CheltenFabius

Que faut il en conclure ? La teinture des cheveux est à la mode. Les derniers teints observés à la télévision, sont le professeur Luc Montagnier, prix Nobel pour sa découverte du virus du Sida. Loué soit ce jeunot de 82 ans, qui exhibe des cheveux noir de jais.

Notre Président Moumou Premier, escorté de son fameux Premier ministre Doigtdansl’œil, affiche lui aussi sur les écrans un reste de chevelure à l’encre de Chine. Pas mal d’avoir conservé à 60 ans une chevelure de jeune premier.

Il y en a beaucoup d’autres dans la ménagerie politique. On les reconnaît à ce que leurs entreprises ressemblent à leur maquillage capillaire. Tape à l’œil et bilan néant. A vue de cheveu, dans ce pays, on ne vieillit plus.

Un qui ne se teint pas, c’est Laurent Fabius, 68 ans, qui au cours d’une promenade de détente sur l’île Jan Mayen près du pôle nord  a déclaré : “Au-dela de 2 degrés ce sera le chaos climatique et personne : aucun particulier, aucune entreprise, aucune nation, aucune commune ne seront épargnés

Fabius doit présider la Conférence mondiale sur le climat fin 2015 à Paris. Il a ajouté qu’il ne fallait plus subventionner les énergies fossiles. En voilà enfin un qui a compris. Il va se faire taper sur les doigts par les croissantistes. A suivre de près.

Avenir : 3 contraintes énergétiques

6 juillet 2014,

140529.Tverberg.redNous avons sélectionné pour vous, lectrices et lecteurs occasionnel-le-s ou assidu-e-s du Sauvage, à paraître sur le site de l’Institut Momentum (dont nous recommandons la fréquentation !), cet article d‘Yves Cochet intitulé

“Sur la transition énergétique et l’avenir”.              C.R.

En 2013, le débat national sur la transition énergétique s’est achevé sans que certaines questions fondamentales aient été résolues ou même évoquées. Le 18 juin 2014, la ministre Ségolène Royal a présenté un projet de loi sur la transition énergétique qui expose les mêmes erreurs ou les mêmes lacunes. En outre, une vision proprement écologiste de la situation mondiale devrait effacer les illusions d’une transition douce.

Je pense d’abord à trois paramètres (suite…)

Sur la route de Kandahar, Jean-Claude Barreau

5 juillet 2014,

 

Par Christophe Chelten9791025200315FS

Aujourd’hui les incasables, les rejetés, les frustrés, les illuminés partent se battre contre Bachar el-Assad.

Dans les années 70, les durs, les voyous, les blousons-noirs, les incompris prenaient déjà la route de l’Orient. Jean-Claude Barreau en embarque neuf et un «éducateur» dans une Land Rover. Avec, erreur, une seule femme, qui se trouve être la narratrice du roman. Cette épopée de tendres durs-à-cuire, emporte le drame dans ses bagages. Mais avant de l’atteindre ils vont parcourir une route des mille et une nuits, Istanbul, Ispahan, Trebizonde, Kaboul.. qui a disparu cinquante ans plus tard. Depuis, les guerres et pires encore la mondialisation, le fanatisme religieux, le modernisme ont radicalement bouleversé la Turquie, l’Iran, le Baloutchistan, l’Afganistan… (Il manque une carte dans ce livre). Partie de Pigalle et de Porte de la Chapelle, l’expédition va sombrer dans les lacs de Band y Amir  au cœur de l’Hindu-Kuch. (suite…)

Promesse d’îles

2 juillet 2014,

Promesse d'Iles
Promesse d’îles
d’Alain Hervé, paru en janvier 2014 chez Arthaud, remporte le Prix Henry de Monfreid de la Société de Géographie.

Ce nouveau prix récompense le meilleur texte de littérature de voyages en langue française.

La remise du prix aura lieu le 29 novembre à la société de Géographie de Paris.

 

L’impossible réforme ?

26 juin 2014,

Onesta redécoupage.redGérard Onesta, l’ancien député européen vert qui distribue un planisphère génial dans lequel le sud est en haut et les surfaces des territoires sont respectées a publié récemment un autre défi intellectuel sur le redécoupage territorial de la France. Son texte argumenté d’où est tirée l’illustration ci-jointe peut être téléchargé sur ce siteLectrices et lecteurs sécurisé-e-s par le périmètre actuel de la France, rassurez-vous, Gérard Onesta a prévu une carte “en attendant…” qui respecte les frontières nationales de 2014.

Charles Ribaut

Sauver aussi les vers de terre

25 juin 2014,

turricules.
Un article paru le 24 juin dans le Journal de l’Environnement sous le titre Néonicotinoïdes: une menace majeure pour la biodiversité” nous apprend que ces pesticides, reconnus comme des ennemis redoutables des abeilles, sont aussi dangereux pour les vers de terre. Cette nouvelle est accablante : après tout la pollinisation par les insectes ne concerne qu’un tiers environ de notre production de fruits et légumes ; le travail des vers de terre est crucial pour le sol, il concerne tous les végétaux donc tous les animaux puisque nous autres animaux ne sommes rien sans les végétaux. Parce qu’on ne les voit pas, on ignore souvent l’importance des vers de terre. (suite…)