Articles avec le tag ‘écologie’

Les sandalettes, Rio +20, la croissance verte…

29 juin 2012,

Il est plus que temps de vous ressourcer en savourant les dernières saynètes de Bridget Kyoto.

Les berceuses de l’écologie

30 mai 2011,

Reprint, Le Sauvage, n° 6, septembre-octobre 1973

Par Ivan Illich

Paru dans la revue Esprit (numéro de juillet-août 1973) sous le titre « Contre la production du bien-être », ce texte est extrait d’un exposé fait par Ivan Illich à l’occasion d’un colloque sur l’écologie, organisé par l’Unesco. Intitulé « Avancer avec Illich », ce numéro d’Esprit comprend également des études d’Alain Dunand, Hermann Schwember, Boaventura de Sousa Santos et surtout un court essai de Jean-Marie Domenach et Paul Thibaud, respectivement directeur et rédacteur en chef de la revue, absolument essentiel pour tous ceux qu’intéresse la pensée d’Ivan Illich.

Au Moyen Âge, les alchimistes croyaient aux vertus de la pierre philosophale qui, appliquée aux éléments de la terre, pouvait en libérer les esprits. Comme eux, nous prétendons conduire les gens à travers une série de degrés et d’initiations jusqu’à l’illumination parfaite qui les introduira dans la cage dorée. Pour les insérer dans la logique d’un système industriel en perpétuelle expansion, il nous faut des éducateurs.

Nous sommes bien les descendants de ce Comenius dont la Grande Didactique se voulait « l’art suprême (suite…)

Érotisme et environnement

23 mai 2011,


Reprint N° 2, mai-juin 1973

par Herbert Marcuse

Le capitalisme veut institutionnaliser la contre-révolution. Sclérosés ou complices (involontaires), les partis d’opposition sont impuissants. Reste donc la révolte. Telle Contre-révoltion et révolte (Éditions du Seuil),  dont nous publions ce passage. Nourrie par l’art et l’amour, la révolte doit aboutir à la libération de l’homme — qui ne fait qu’un avec la libération de la nature. D’où la mission politique que Marcuse assigne à l’écologie.

Marcuse était venu à Paris invité par le Nouvel Observateur et le Sauvage. Le vieil homme posait comme un héros de la contre culture mais nous eûmes l’impression que son discours manquait de fraicheur. Il est intéressant d’en apprécier la qualité quarante ans plus tard.

La transformation radicale de la nature devient partie intégrante de la transformation radicale de la société. (suite…)

PARTAGE OU CRÈVE !

28 avril 2011,

Par Michel Bosquet /André Gorz

Reprint Le Sauvage, n° 12, avril 1974

Ce texte qui fut écrit pour le Sauvage il y a trente sept ans nous paraît témoigner de ce qu’était déjà l’écologie à cette époque. Non pas seulement la protection des petits oiseaux mais une réflexion sur le devenir des sociétés humaines confrontées à l’utopie croissantiste.

Les Sauvages associés

Unique principe pour rompre avec l’idéologie de la croissance : « Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change. La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances (suite…)

La femme et/est l’écologie

8 mars 2011,

A l’occasion de la Journée de la Femme nous reproduisons cet article publié dans le  Sauvage n° 43, 1er juillet 1977


La femme semble plus douée que l’homme pour pratiquer l’écologie : son corps sait s’adapter aux modifications de l’environnement et son esprit perçoit avec acuité les choses du quotidien, les vibrations de la vie.

Un manifeste d’Anne-Marie de Vilaine, avec le concours bénévole de Sandor Ferenczi et Virginia Woolf.

La femme et l’écologie… Pourquoi pas la femme est l’écologie ? L’organisme féminin et les valeurs féminines pourraient très bien symboliser l’écologie aujourd’hui : la femme s’érige comme un manque qui est en passe de dominer (plutôt de miner) notre civilisation bien davantage que le symbole phallique omniprésent.

Si l’écologie, c’est d’abord rétablir et préserver l’équilibre naturel de la planète en instaurant les relations de l’homme et de l’environnement — et des hommes entre eux — sur un mode d’adaptation mutuelle et non unilatérale, un véritable renversement des valeurs est devenu nécessaire.

Conquérir, exploiter, tirer profit… Depuis l’origine des temps, l’homme a continué sur sa lancée. Il est maintenant au sommet de la spirale folle du progrès, prêt à basculer dans le cosmos, tant il a perdu contact avec la terre. Homme-machine, il a des choses de la vie (et de la mort), de son prochain et des rapports humains, une notion plutôt abstraite, aussi confie-t-il à des spécialistes le soin d’analyser, et si possible, de prévoir et de codifier ces phénomènes dérangeants. D’où l’essor des sciences humaines…

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