Archives d’un auteur

On reprend tout

13 novembre 2016,

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Et si on reprenait tout, pas tout à fait au début,
mais au moment où ça a bifurqué et où on s’est égaré.
Là dessus, Georges a son idée.

Il est grand temps de devenir Géomètre…

Memento vivere…

22 juin 2016,

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En route, fatigué, Georges s’offre une petite sieste,
un petit mamelon herbu, l’ombre d’un arbre,
une légère brise agite les manches de Pulcinella,
et celui-ci de murmurer mezza voce:
Georgio, « Memento vivere » , n’oublies pas de vivre…

Daumier et la vie brève

12 mai 2016,

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Chers amis de “La Vie Brève”

Une exposition dans un lieu symbolique pour les illustrateurs et dessinateurs de presse,
Valmondois, le village où vécut Honoré Daumier, dans la maison que lui avait offert Corot.
Une belle histoire d’amitié vraie:
“À la fin de sa vie, devenu presque aveugle à partir de 1873, Daumier s’installa à Valmondois, où il subsista surtout d’une maigre pension que lui accorda le gouvernement de la République. Mais, si la faveur du public lui faisait cruellement défaut, il lui restait des amis vigilants, qui organisèrent en 1878, à la galerie Durand-Ruel, une première exposition récapitulative de son œuvre de dessinateur et de peintre. Corot, ayant appris que Daumier était menacé d’être expulsé de la maison dont il n’arrivait plus à payer la location, acheta cette maison pour l’offrir à son vieux camarade. D’abord enterrée à Valmondois, la dépouille d’Honoré Daumier fut transférée, selon son vœu, au cimetière du Père-Lachaise, où il repose entre Corot et Daubigny. Sur la simple pierre de sa tombe, on lit cette épitaphe : « Ci-gyt Daumier, l’homme de bien, le grand artiste, le grand citoyen. »
Villa DAUMIER à VALMONDOIS    Exposition ouverte tous les week-ends du 7 mai au 29 mai 2016  de 15 à 18h
Chemin Bescherelle Vamondois – tel 01 34 73 08 98 (heures d’expo) Site: http:/villadaumier.free.fr

Choses vues…

4 mars 2016,

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un peu de soleil, ils sortent…

Bonheur à la menthe

21 février 2016,

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Retour du marché, l’odeur des herbes fraiches qu’on presse entre les doigts, coriandre, menthe, thym, absinthe.
Au bout de la rue, le café aux vitres embuées, la touffeur moite quand tu y rentres, le type qui d’un geste large lance la pâte dans l’huile bouillante, les cloques et les bulles qui gonflent et deviennent un beignet croustillant et huileux, tu le manges par petits bouts que tu trempes dans le sucre. Les gorgées brulantes du thé à la menthe. Tu es loin, Georges!

L’Ourobouros…

19 février 2016,

 

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Où l’on voit l’Ourobouros se mordre goulument la queue.

Où l’on voit l’Europouros  s’autodévorer  sous nos yeux,

il finira par en crever!

 

Hors sol…

14 février 2016,

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Pesticides – Herbicides – Bactéricides – Insecticides –
Avicides – Piscicides – Mammaliacides – Homicides…
(à suivre…)

De l’écriture automatique…

30 janvier 2016,

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C’est vers la soixantaine que G. se mit à l’écriture automatique.
L’exercice se déroulait dans le salon d’un pavillon fin de siècle (XIXe) de la banlieue-est, à heures fixes, tous les jours, sauf le week-end. C’était une symphonie Tingelyenne de grincements rauques, de couinements aigus et de grincements jubilatoires tandis que les poèmes sortaient à cadence industrielle.
Les visiteurs, admis en nombre limité, repartaient l’âme vivifiée par le Progrès en action.
Quand G. cessa son activité, faute de successeur, le pavillon fut vendu, la municipalité préempta et l’acheta en vue de créer un musée « d’Art Psychique » où hormis la Machine, seraient exposés un baquet magnétique de Mesmer, un divan avec kilim évoquant le médecin viennois, quelques guéridons tripodes, des photos retouchées de visiteurs de l’Astral en intimité avec Madame Blavasky et plein d’autres curiosités.

Où en est-on?

Guignol and Cie

30 décembre 2015,

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Le Guignol du bois est fermé. Monsieur Personne, le Marionnettiste s’en est allé avec ses pantins.
Son dernier spectateur, un vieil inspecteur des Renseignements Généraux passait là tous ses après-midi, il se nourrissait d’un sandwich au thon/mayo apporté de la maison.
C’était encore la belle saison, des oies cendrées passaient dans le ciel, des mouettes fientaient distraitement en vol, des perruches devenues indigènes pépiaient dans les platanes.

Des évènements survinrent et l’inspecteur fut muté.

Il fit un rapport édifiant de ses journées:  » J’ai vu là, sous les titres anodins de « petit Poucet », de Barbe-Bleue ou de Blanche-neige s’exprimer les vices les plus vils et les passions les plus funestes, des criminels impitoyables, des ogres cannibales, des empoisonneuses, des enfants abandonnés, des vengeances iniques, j’ajoute que les auteurs de ces contes dépravés étaient deux frères allemands ».

Si bien que Monsieur Personne dût faire ses malles et décampa. Lyon, Sienne puis Venise et enfin Naples où il se fît engager au « Piccolo Teatro miracoloso e straordinario » sous le pseudo transparent de Dottore Tiepolo.
Il y écrivit là:   » Vie, Passion et Transfiguration de Pulcinella », un drame lyrique en 365 actes et 52 tableaux sans entracte, qu’il interprétait seul avec ses 20 hétéronymes.