Archives d’un auteur

François le pape

28 août 2018,

par Michèle Valmont

A l’élection du pape François, d’aucuns auraient pu penser qu’un vent de renouveau et d’humanisme allait souffler sur le Vatican.

Ce pape modeste, rejetant les ors des appartements pontificaux pour vivre dans une humble pension, refusant même de porter un numéro pour marquer son attachement au “Poverino” François d’Assise, semblait prêt à descendre du trône de Saint Pierre pour s’occuper des souffrances de l’humanité et plus particulièrement des problèmes qui minent le catholicisme depuis des siècles.

Parmi les plus criants: le célibat des prêtres et l’ordination des femmes.

Déception: à ce jour, aucune avancée, aucune réforme, alors que les autres religions ont largement progressé sur ces deux sujets.

Plus grave: quelques vagues condamnations envers les centaines de prêtres pédophiles, sans pour autant exiger la démission de ceux qui les couvraient depuis des années, comme Monseigneur Barbarin.

Bien plus grave: lors du vote sur la légalisation de l’avortement en Argentine, silence assourdissant de Sa Sainteté, qui est pourtant originaire de ce pays et qui aurait certainement pu, par quelque intervention auprès de la toute puissante église argentine, faire basculer ledit vote qui, comme toujours, pénalise les femmes pauvres dans l’incapacité d’aller avorter à l’étranger.

Enfin, cerise sur le pompon de la tiare pontificale: déclaration fracassante sur l’homosexualité qui relèverait tout simplement de la psychiatrie. Propos si monstrueux qu’ils ont entraîné un essai de justification minable de la part du Vatican lui-même.

En voulant satisfaire une poignée d’intégristes, l’Eglise catholique est en train de se suicider. Tans pis pour elle et tant mieux pour nous qui n’avons rien à attendre d’une institution aussi obscurantiste.

N’oubliez pas, mes frères, qu’un pape dit progressiste est un pape qui n’a que deux cents ans de retard.

M.V.

CRAGs

23 août 2018,

Rationnement volontaire contre « abondance dévastatrice [1] » : l’exemple des CRAGs
Par Mathilde Szuba [2] et Luc Semal [3]
Résumé : Chaque acte de consommation ou presque génère une émission de gaz à effet de serre (GES). Dès lors, certains groupes préconisent un rationnement de la consommation. Ainsi, les CRAGs (Carbon Rationing Action Groups) forment un réseau de collectifs locaux œuvrant en Grande-Bretagne. Leurs membres se réunissent pour tenter de réduire ensemble leurs émissions individuelles de GES, en se soumettant à un rationnement volontaire. En analysant les discours et les pratiques de ces collectifs, les auteurs mettent en lumière une question : Jusqu’à quel point la mise en place de ces actions locales et se voulant a-politiques est-elle possible dans une « société de consommation » ? (suite…)

C’est l’été

14 août 2018,

par Christophe Chelten

Je laisse Jacques Boullaire exprimer ce moment de retour à la nudité du corps humain, à l’innocence primitive. Certes revue par des siècles de civilisation et un regard occidental.

Se souvenir que ce grand dessinateur et peintre souvent oublié des histoires de l’art, mort dans les années 70, a poursuivi sa rêverie en Polynésie. Il a contribué à en proposer une image idyllique plus innocente que celle de Gauguin.

Ce couple gravé sur la paroi d’une carrière de granit aux îles Chausey raconte un hypothétique moment de retour aux sources.

L’eau selon l’institut Pasteur

7 août 2018,
Nous vous proposons ce message, un canular plutôt bienfaisant par les temps qui courent, drapé dans les vêtements de la science. Pour survivre par grande chaleur il faut boire et il vaut toujours mieux boire de l’eau qu’une boisson sucrée. Pour un message qui semble plus authentique, voir ici. La réaction du service mentionné est en fin d’article. Des considérations moins bénéfiques ont été publiées sur notre site (DHMO).
Le Sauvage

Étude pratique et surprenante de l’Institut  Pasteur:

Un verre d’eau enlève la sensation de faim pendant la nuit pour presque 100% des personnes au régime comme le démontre l’université de Washington.

(suite…)

Dis moi qui tu fréquentes…

26 juillet 2018,

par Christophe Chelten

A ce point du développement de la pantalonnade à laquelle la France est invitée  à assister, il nous manque des informations sur la personnalité des protagonistes. En l’occurrence messieurs Benalla et Macron.

Beaucoup de questions restent sans réponse.

D’où sort monsieur Benalla: origines sociales, culturelles, histoire familiale?

Comment et pourquoi Emmanuel Macron choisit ses hommes de confiance, responsables de sa sécurité? (suite…)

La roche tarpeienne

21 juillet 2018,

par Christophe Chelten

(D.R)

Je me souviens lorsque j’ai habité Rome, d’avoir un matin voulu reconnaître la courte distance qui sépare le Capitole de la roche tarpeienne. Effectivement quelques pas de la statue de Constantin à ce surplomb  rocheux, dans l’air encore frais à cette heure. La distance est courte entre le pouvoir et la disgrâce.  Ce qui pour un adepte de la marche est un parcours qui laisse peu de temps pour penser. La locution latine est tout aussi brève: arx tarpeia Capitoli proxima. Autrement dit, il fallait y penser avant.

La pratique du pouvoir nécessite de s’en souvenir. Et d’autant plus grand le pouvoir d’autant plus court le trajet. Notre marcheur présidentiel doit y penser en ce moment et mesurer son imprudence. Nous allons apprécier son habileté à se tirer de ce faux pas. Mais le canard va nécessairement y laisser des plumes. C’est un autre régal de voir les chiens affamés aboyer à ses trousses. La France se donne en spectacle.

Deux styles

13 juillet 2018,

Par Charles Ribaut
Ce qui nous est ressorti de la visite d’Emmanuel Macron au Vatican est une assez longue déclaration de notre président et une courte apostrophe de Jorge Bergoglio plus connu sous le nom de pape François.
Emmanuel Macron commence par exprimer sa préoccupation que le mondial du foot ne lui dispute la vedette dans les media, puis son embarras à concilier laïcité, concept rendu sensible par l’histoire récente, et les liens anciens de la France avec l’église catholique.
Et c’est pourquoi, je crois très profondément que ce lien particulier qu’a la France avec l’Eglise catholique est compatible, y compris la cérémonie que nous venons de vivre, avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Cela va certainement mieux en le disant mais j’ai abrégé car il lui a fallu 1076 mots pour en tirer toute la substance.
Bon, il n’y a pas de honte à marcher dans les pas d’Henri IV (suite…)

Lieutaghi : arbres et changement climatique

11 juillet 2018,

Dans Reporterre, en date du 10 juillet 2018 un entretien avec Pierre Lieutaghi, sous le titre : Le changement climatique va bouleverser les paysages méditerranéens

Les paysages des régions méditerranéennes vont considérablement changer dans l’avenir sous l’effet des changements climatiques. Peut-on imaginer à quoi ils ressembleront ? Sommes-nous en mesure de limiter ces transformations ? Peut-on appeler la « nature » à la rescousse ? L’ethnobotaniste Pierre Lieutaghi (1) partage ses enseignements et réflexions.

Reporterre — Vous avez réédité votre ouvrage « Une ethnobotanique méditerranéenne ». Dans la préface, vous expliquez que les modifications des conditions climatiques vous y ont poussé. Pourquoi ?
Pierre Lieutaghi — En dix ans, les contingences environnementales ont tellement changé qu’il fallait aussi revoir ce qui avait été écrit, et traiter de nouvelles questions. Les milieux méditerranéens n’ont pas encore changé de façon visible, mais les hypothèses sur leur devenir sont à réviser au regard de ce qu’on sait du changement climatique. Par exemple, les prévisions de l’INRA [l’Institut national de la recherche agronomique], revues récemment, montrent qu’à l’horizon 2100, les conditions propres à la croissance du chêne vert auront disparu en basse région méditerranéenne. Or, c’est l’arbre emblématique du climat méditerranéen, en tout cas celui de la France. De gros bouleversements sont annoncés. Ce qu’on sait : la physionomie de la végétation méditerranéenne va changer complètement alors qu’elle est restée plus ou moins stable pendant 5.000 ans (suite…)

L’écologiste n°52

7 juillet 2018,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000.
Le nouveau numéro de L’Ecologiste sera en kiosque et dans les boîtes aux lettres des abonnés le 13 juillet.
Avec un dossier de fond passionnant sur les forêts, à l’heure de la crise écologique, de la crise à l’ONF et de la crise de la filière bois. Peut-on concilier protection et production ? Quelle production ? Quelle protection ? Quelles relations avec les forêts? Avec les rubriques habituelles (nouveaux livres, artiste contemporain, tribunes, image commentée, une nouvelle rubrique sur les plantes sauvages par François Couplan) et de nombreux articles hors-dossier.
Vous pouvez déjà commander ce numéro en ligne ou vous abonner à partir de ce numéro. Bonne lecture ! L’équipe de L’Ecologiste. (suite…)