Usage

4 octobre 2012,

Il était d’usage, qu’avant de reprendre sa route, le voyageur rédige en quelques mots sur une bande de papier, un testament.
A cet effet,on veillait à ce qu’encre et eau, pinceau et calame soient toujours disponibles.
Un écritoire et un plumier laqué l’attendaient dans les bambous.
Le vent et le soleil se chargeaient du reste…

Rejet de l’écologisme et difficulté de l’innovation

4 octobre 2012,

par Ghislain Nicaise

Je vous propose trois citations en exergue :

Toute recherche présente met en péril l’ordre établi” (Paul Nizan, de mémoire)

“..la véritable finalité de notre organisation cérébrale n’est pas la connaissance des rapports vrais des phénomènes de l’univers…mais l’établissement entre ces phénomènes, de rapports réels ou illusoires, qui aident le mieux à la conservation de la vie chez l’individu et chez l’espèce.” Santiago Ramon y Cajal, 1909, Histologie du Système Nerveux de l’Homme et des Vertébrés. Tome I., A. Maloine ed. Paris 1909.

La prévision est difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir. Pierre Dac

Dans les lignes qui suivent vous trouverez une tentative d’expliquer l’hostilité envers les écologistes, et plus généralement la difficulté de penser l’innovation, par l’organisation du cerveau humain, au risque du délit de biologisme.


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Partez comme Sylvain

3 octobre 2012,

“En Sibérie, après des nuits de vodka, je me nettoyais avec quarante ou cinquante kilomètres de marche quotidiens. D’ailleurs je n’emporte jamais la moindre pharmacie dans l’immensité du monde”.

En voilà un qui ne va pas contribuer au déficit de la sécurité sociale. Tesson vous connaissez? Sylvain Tesson, celui qui parcourt le monde à pied, à bicyclette, à cheval et nous le raconte. Un homme assez exemplaire. Vous en aurez une petite idée avec son mince volume intitulé: “Petit traité sur l’immensité du monde” (Pocket) . Un peu prêcheur parfois. mais nous sommes sympathisants de son prêche. On rêve que beaucoup de chômeurs prennent la route. Plutôt que de rester assis à la porte de Paul Emploi. Evidemment il faut prévoir le matériel nécessaire selon Sylvain Tesson, soit un bon bâton, un carnet de note (en papier de riz, parce que plus léger), une flute à bec et un chapeau à plume. Il sait écrire aussi bien qu’il sait marcher. Ses recueils de nouvelles sont délectables, lisez “Une vie à coucher dehors” et écrivez nous pour nous dire ce que vous en pensez.
Si vous avez le temps avant de partir à pied autour du monde.

Alain HERVE

Le paradis sur terre

1 octobre 2012,

Couverture du numéro 63 du Sauvage de mars 1979 consacré à l’Amour, par Jérôme Bosch

Atrabile

1 octobre 2012,

Rapporté par “l’atrabilaire” Jean Clair*, pourfendeur des hypocrisies et du politiquement correct ambiants, cette suggestion de Julien Green: “le secret , c’est d’écrire n’importe quoi, parce que lorsqu’on écrit n’importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes”… A méditer et à utiliser avec précaution.

Green pour sa part s’est rarement appliqué à lui-même cette capacité délirante.

°Journal atrabilaire Folio

Raymond Devos au Caire

30 septembre 2012,

Pour rendre hommage encore à un des plus grands philosophes de notre temps nous citons:

“Les arabes du Caire sont antisémites , les sémites sont antiquaires”

Vous en faites ce que vous voulez.

Le petit canon

24 septembre 2012,

par Florence Faucompré
On trouve dans le Jardin du Palais Royal un petit canon posé sur un socle de pierre.

(Dr)

D’où vient-il ? Et que fait-il ici ?

Ce canon est ce qu’on nomme une méridienne (ou un canon méridien, canon solaire ou canon de midi), c’est à dire un canon qui servait à
indiquer midi pile pour avertir les gens mais aussi pour leur
permettre de régler leurs montres personnelles à une époque où elles
étaient souvent déréglées.

Le système, qui intègre une loupe et un cadran solaire, permet que le
passage du soleil sur le méridien mette le feu à la petite quantité de
poudre posée dans le canon, qui retentit alors.

Celui du Jardin du Palais Royal est installé sur le méridien de Paris,
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Ayraultport

24 septembre 2012,

par Lulu

Je me demande: mais que font-ils?

Sont-ils déjà soumis aux lobbies?

Sont-ils paralysés par les vêtements de leur nouvel emploi?

Sont-ils lents à la détente?

Sont-ils intimidés par le ban des hauts fonctionnaires?

Sont-ils incapables?

J’observe leurs visages.

Ayrault,  je lui trouve un air d’ayraultport.
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Broadway en chanté

24 septembre 2012,

par Michèle Valmont

« Gai, enlevé, drôle… », les épithètes fusent et les spectateurs fredonnent à la sortie de ce  délicieux spectacle au Théâtre Déjazet, qu’Isabelle Georges reprend jusqu’au 15 novembre.

C’est un pot-pourri des plus célèbres airs de comédies musicales de George Gershwin à Jerome Robbins, en passant par Cole Porter, Irvin Berlin ou Leonard Bernstein.

Isabelle Georges est exquise : jolie, vive, élégante dans ses interprétations, légère dans son numéro de claquettes. Elle passe avec brio d’un personnage à l’autre –ah ! Judy, Liza, Ginger, Julie…toutes les plus grandes -, sa voix est belle, malgré quelques aigus un peu durs, vite oubliés devant la virtuosité de l’ensemble, à la mise en scène tourbillonnante de Jean-Luc Tardieu.

Elle est épaulée par 4 superbes musiciens-comédiens qui jouent avec la salle conquise : Jérome Sarfati, Edouard Pennes, David Grébil et surtout l’épatant pianiste-chanteur Frédérik Steenbrink, dont l’agréable voix de baryton répond admirablement au soprano
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