Adieu la pub, vivent des arbres, à Grenoble. Merci Eric Piolle

24 novembre 2014,

par Christophe CheltenUnknown

Voilà enfin des écologistes conséquents.”La municipalité fait le choix de libérer l’espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire”. Saluons la mise en oeuvre des promesses électorales de l’équipe du maire de Grenoble  Eric Piolle. Des centaines de panneaux Decaux démontés et qui seront remplacés par des arbres.

Quelle immense décision! Voilà un nouveau monde qui commence.

Le début de la fin de l’intoxication consumériste. Car ne sous estimons pas la pub dans son influence dramatique sur la société et sur la vie. La pub c’est l’invention et la promotion des besoins inutiles, bien au delà de sa mission d’information initiale. La pub a inventé des modes de vie. Elle imprègne les cerveaux humains trop perméables de désirs nouveaux. La pub est le moteur d’une croissance fictive, fantasmatique. Les arbres sont la vie.

On notera malheureusement le retour subreptice de la pollution publicitaire sur les chaînes publiques de la télévision aux heures de grande écoute.

CC.

Davantage de socialistes que de Verts à l’enterrement de Serge Moscovici

24 novembre 2014,

par Laurent Samuel

Unknown

Même le Premier ministre Manuel Valls, resté discrètement au dernier rang de la petite foule rassemblée au cimetière Montparnasse dans la grisaille de ce 20 novembre , avait fait le déplacement. Lionel Jospin, venu, a-t-il précisé, en tant qu’ami du commissaire européen Pierre Moscovici, l’un de deux fils de Serge, s’est exprimé avec sa sobriété habituelle. Au cours de son intervention, l’ex Premier ministre a rappelé l’amitié de ses parents avec René Dumont, dont il a fait un peu vite l’un des trois « pères » de l’écologie politique en France avec Serge Moscovici et Edgar Morin, oubliant au passage André Gorz, sans parler d’Ellul, Charbonneau ou Grothendieck.
Lire la suite de Davantage de socialistes que de Verts à l’enterrement de Serge Moscovici »

Chat en poche, Feydeau

21 novembre 2014,

par Michèle Valmontvz-10F7EF32-31D8-4302-A9B6-13A3B3E6227D

Quelle délicieuse idée que de reprendre à l’Artistic Athévains la pièce “Chat en poche” de Feydeau dans la mise en scène d’  Anne-Marie Lazarini.
C’est la deuxième pièce d’un Feydeau de 26 ans et on y trouve déjà la prodigieuse maîtrise du texte au service d’une folie débridée qui fera le génie de ses grandes pièces à venir.
Croyant engager un ténor célèbre pour créer l’opéra de sa fille, un bourgeois riche et fat héberge chez lui le jeune Dufausset qui n’est en fait qu’un étudiant, fils d’un ami lointain. De ce quiproquo initial complètement absurde va découler une kyrielle de malentendus plus cocasses les uns que les autres. Comme toujours chez Feydeau, chacun des personnages s’enferme dans ses certitudes et joue sa partition sans se préoccuper des problèmes des autres, qu’il ne perçoit d’ailleurs pas. De fausses idylles se nouent, de vraies se défont, on se manque, on se heurte…La bêtise et l’incompétence règnent, soutenues par des dialogues hilarants.
La mise en scène d’Anne-Marie Lazarini est parfaite: rythmée et efficace, elle permet aux comédiens de donner le meilleur
Lire la suite de Chat en poche, Feydeau »

1000 vaches, 1 grand-mère

20 novembre 2014,

mille vachespar Dominique Henry

Dominique Henry était l’une des cinq gardés à vue suite à l’action de l’usine des 1000 vaches, elle nous livre son témoignage :

Quand j’ai entendu parler de cette action à l’usine des 1000 vaches, je n’ai pas hésité. Cet endroit où 1000 vaches et 750 veaux et génisses seront enfermés en permanence me donne la nausée…
Lire la suite de 1000 vaches, 1 grand-mère »

La danse du diable de Philippe Caubère

20 novembre 2014,

par Michèle Valmont

philippefourrure

Il est venu, il est bien là, lui, Philippe Caubère, sur la scène du Théâtre de l’Athénée, pour la reprise, trente trois ans plus tard, de son spectacle “La danse du diable”, prêt – pendant 3 heures 3o (oui!) – à entraîner son public dans les méandres tortueux de sa vie, de son enfance à ses débuts théâtraux.
Lire la suite de La danse du diable de Philippe Caubère »

Bardot et les bêtes

20 novembre 2014,

par Christophe Cheltenmes-as-de-coeur-fbb-boutique

Brigitte, notre Jeanne d’Arc de la défense des animaux, s’exprime avec l’aide du journaliste  François Bagnaud, sur son engagement.

Elle a su utiliser son immense notoriété pour défendre ceux qui ne sont pas dotés de la parole. Merci pour cette générosité et l’intelligence de son action. Dans son livre manifeste, elle salue tous ceux qui de leur côté ont agi pour faire que les bêtes ne soient plus les victimes des hommes.
Lire la suite de Bardot et les bêtes »

Les coquelicots des tranchées

17 novembre 2014,

par Michèle Valmont

vz-6319A426-17DF-444E-A8C7-006A0BCE3623

Pour ceux qui penseraient qu’on a beaucoup, voire trop, parlé de la guerre de 14-18 cette année, encore un effort, rendez-vous de toute urgence au Théâtre 14, pour la pièce “Les coquelicots des tranchées”, tirée d’un texte de Georges-Marie Jolidon, et mise en scène par Xavier Lemaire.
En vingt deux tableaux, rapides et saisissants, le spectateur est directement propulsé dans ces quatre années d’horreur, d’absurdité à travers l’histoire d’une famille, les Lesage. De la ferme où sont restés les femmes, mère, soeurs, épouses, et les anciens, on arrive aux
Lire la suite de Les coquelicots des tranchées »

Serge est parti

17 novembre 2014,

par Alain HervéUnknown-2

Rendons hommage au grand Mosco frisé, venu de l’Orient européen, de Roumanie, entre autres, pour sa trilogie Essai sur l’histoire humaine de la nature (1968), La Société contre nature (1972) et Hommes domestiques et hommes sauvages (1974). Cette réflexion fondamentale a servi, en son temps, au mouvement écologique français, naissant, pour assurer son positionnement idéologique. A sa manière et en compagnie d’Edgar Morin, Serge Moscovici devenait le Karl Marx de référence pour les zozos naïfs et écolos tapageurs que nous étions – on venait d’inventer les Amis de la Terre – que nous les ayons lus ou pas, que nous les ayons compris ou pas.

Qu’étions nous à leurs yeux? Je me le suis souvent demandé. Ils pensaient, ils théorisaient. Nous n’en pensions pas moins.

Serge est devenu un ami quotidien, un lent, un “conversationiste” paisible, un gourmand tranquille. Ne conduisant pas les automobiles, il nous imposait en été, des transferts aller retour  entre sa maison de vacance à Goult et nos sites de bavardage. Isac Chivac nous rejoignait parfois. L’anthropologie se trouvait ramenée à une pratique vulgaire mais quelquefois profonde. Notre sujet de prédilection étant le comportement de ce mammifère fou: l’humain et ses entreprises délirantes dont nous étions les spectateurs atterrés mais aussi les acteurs.

Serge a collaboré régulièrement au Sauvage pendant dix ans.

Mosco se déplaçait dans une dimension particulière. Il était flou dans sa pensée et son expression -selon moi- mais ce flou lui permettait de formuler des questions fondamentales.

La dernière fois que je l’ai vu, dans le quartier d’Aligre, où il habitait, je lui ai reproché d’avoir oublié de parler de l’écologie à son fils Pierre.

A la claire fontaine

16 novembre 2014,

 

dessin10_11_14001---copie

Georges n’aurait su dire quelle singulière et irrésistible pulsion l’avait amené là.
Le vieux parc avait été mis en coupe et saccagé, on y construisait des lotissements prétentieux. Des excavatrices, de monstrueuses tractopelles, des défonceuses étaient à l’oeuvre là même où  le Labyrinthe de buis multicentenaire gardait les secrets. Les belles fabriques baroques, la Tente turque et le Mithraeum avaient été démembrés et vendus à des brocanteurs louches.
Le Voyageur l’attendait, le Voyageur était toujours là aux carrefours de sa vie.
Il avait pris cette fois l’aspect d’un instituteur töpfferien, mais on reconnaissait la gouaille ironique et sarcastique du Cynique.
Quand ils sortirent du parc, le 86 venait juste de passer…

Mots-clefs :