Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Ninon peint avec son sang vert

2 novembre 2017,

par Alain Hervé

Peindre pour Ninon Anger, c’est se projeter elle même sur la toile, s’éclabousser dans les couleurs. Elle a passé quelques mois au Domaine du Rayol, sur la Méditerranée, pour s’infuser dans le sang tous ses arbres et plantes du bout du monde: eucalyptus, cheveux d’ange, manucas, araucarias, Barba jovis, Phœnix canariensis, fougères arborescentes, puyas…

Le résultat ce fut“Entre ciels et verts…” joli titre pour cette déclaration d’amour aux plantes et au site maritime, faite de gouaches ou d’huiles.

Nous avions déjà rencontré Ninon il y a quelques années, lorsqu’elle peignait sur les traces de Cézanne dans les carrières ocres de Bibémus.

Ninon rend à la peinture son bonheur d’être . Jeu de l’œil, du cerveau et de la main pour transfuser des couleurs. Nous voilà loin des agacements stériles des pseudo avant-gardes.

Hommage aux palmiers, chronique d’une agonie

21 septembre 2017,

 ART CONTEMPORAIN & MONDIALISATION

En collaboration avec la Galerie Bugada & Gargnel, cette rétrospective (en cours de publication) se propose de traiter du palmier comme emblème et victime de la mondialisation. Autour de cette plante Leitmotiv, elle présentera un panorama de la scène artistique contemporaine.

Source de l’illustration

UNE VICTIME ANODINE DE LA GLOBALISATION. Comme l’écrivait récemment Jean-Max Colard: “kitsch à Miami, exotique à Cannes où il donne à la Croisette un faux air d’Hollywood, signe d’une uniformisation croissante du paysage urbain et du climat réchauffé de la planète, le palmier se trouve aujourd’hui déplacé, transplanté en tous sens: dénaturé. S’il fut porteur d’un rêve d’évasion moderne, il paraît aujourd’hui entaché de colonialisme. Crevant sur place [attaqué par des ravageurs introduits par un commerce dérégulé], il est une victime anodine, une figure agonisante de la globalisation.” (suite…)

Aventures en permaculture n° 27- ANNUS HORRIBILIS

6 septembre 2017,

par Ghislain Nicaise

L’année 2017 n’est pas finie au moment où j’écris ces lignes mais à fin août le bilan est déjà si exceptionnellement désastreux que j’ai senti le besoin de me lamenter. L’intérêt si je puis dire de ce désastre est qu’il préfigure peut-être le bouleversement climatique à venir.
Sangliers et pommiers
Les dégâts sérieux ont commencé il y a un an avec le deuxième massacre de mes pommiers par les sangliers. Une première attaque avait pris place en 2013 : les animaux friands de pommes avaient cassé les branches de plusieurs arbres en s’appuyant dessus ou en les tirant. En particulier le Melrose (1), un de mes favoris pour ses gros fruits savoureux, peu sensible (suite…)

Denise au Ventoux, Michel Jullien

24 juin 2017,

par Christophe Chelten

C’est l’histoire… non ce n’est pas une histoire c’est plutôt une progression jusqu’à une extase. Deux femmes, un chien (Denise), deux hommes dont un drôle et Paul le narrateur. C’est peu, c’est rare. C’est un usage nouveau de la langue française. Je dirais que c’est le livre de l’année et de ces dernières années pour ceux qui s’intéressent à l’écriture. Jullien se risque et réussit. Souvent on relit chaque phrase. Un caramel sur la langue pour ceux qui aiment le caramel.

On peut aussi s’agacer au contact de ce maniérisme (suite…)

Le Métro en mode canicule

23 juin 2017,

par Marjorie JOUEN

Paris. 8h15 sur la ligne 13 : avec une densité de trois passagers au m², il fait presque 37,5 degrés dans les voitures. En cette quatrième journée de canicule, les vestes ont été abandonnées depuis longtemps ainsi que les chemises à manches longues. Il ne reste plus que des tee-shirts, des chemisettes et surtout des robes à bretelles. Rarement a-t-on (suite…)

Café du Commerce présidentielles (5)

24 avril 2017,

par Christophe Chelten
Je dois bien admettre que je circule au milieu de beaucoup de convaincus de l’écologie. Ma récolte de mots du Café du Commerce s’en ressent.
“Quel candidat parle de la nourriture bio, du végétarianisme, du véganisme? La santé publique en dépend, le déficit de la Sécu aussi. Il est moins douloureux de dépenser de l’argent pour bien se nourrir que pour devoir se soigner.”
“Macron élu au premier tour devient finaliste. Un seul bénéfice: on évite les Le Pen Follies”
“Le premier de la classe va être élu. La Bourse se réjouit. On ne change pas de disque.”
“Yannick Jadot se lamente d’abord de l’insuccès de Hamon, mais il pourrait faire remarquer que sans les 2 à 3% de voix écologistes le Parti Socialiste n’existerait plus et n’aurait pas payé ses frais de (suite…)

Café du Commerce présidentielles (4)

21 avril 2017,

par Christophe Chelten
“Demain Macron Ier ou Fillon Ier, il faut choisir entre semi gauche et très droite, entre Hollande suite et semi Le Pen.”

Régalien, les commentateurs en ont plein la bouche.
Faute d’avoir un roi, ils se réclament d’une autorité soit disant régalienne…”

“Poutou a l’air malin quand il veut désarmer les policiers qui se font abattre à la Kalachnikov”

“Mélenchon met de l’eau dans son vin. Il a compris qu’on risque de le prendre pour un cubain ou un vénézuélien. Il prêche avec une conviction de nouveau converti.”

“le jour ou éco signifiera écologie et non pas économie, n’est pas encore arrivé. Macron le sérieux parle vite de “transition écologique” mais sans jamais dire en quoi cela consisterait…”

Boris Vian à la Huchette

17 mars 2017,

14890500214221_photo_hd_32809par Michèle Valmont

“L’écume des jours” à La Huchette…ou comment adapter brillamment au théâtre un roman qui n’avait à priori pas besoin de cela. Paul Emond a conçu un spectacle respectueux de l’esprit de Boris Vian, de son langage si particulier, de sa poésie décalée parfois cynique, en y ajoutant des interventions musicales en hommage au trompettiste passionné de jazz qu’était l’écrivain.

Les trois comédiens s’emparent des divers personnages, y compris les animaux, avec un enthousiasme communicatif, mais incarnent avant tout Chloé et Colin, les jeunes amoureux, et Chick, leur (suite…)

Et si, et si , et si…

12 mars 2017,

Unknownpar Christophe Chelten

Les empoignades  des candidats à la Présidence de la République Française assaillent et encombrent nos cervelles connectées par radio, télé, ordi, et autres réseaux sociaux jusqu’à créer une sorte d’ébriété  mentale. On se demande s’il s’agit d’extériorisations de crétinisme sénile ou de délire collectif autour d’enjeux dérisoires.

Sachant d’expérience que toutes les promesses de gauche ou de droite, ou d’ailleurs, ou d’en marche… dont on nous sature  les oreilles ne seront (suite…)