Archives d’un auteur

Réensauvager…

7 juillet 2018,

Par Ghislain Nicaise
Je vous invite à parcourir, sur l’excellent site The Conversation, un article de William Lynn, chercheur de l’Université Clark (Massachusetts). Le titre : Réensauvager la moitié de la Terre : la dimension éthique d’un projet spectaculaire.
Les milieux scientifiques attendaient avec impatience la publication du livre d’Edward O. Wilson Half-Earth: Our Planet’s Fight for Life, paru début 2016 aux États-Unis. Cet ouvrage présente en détail une initiative de « réensauvagement » (rewilding) qui se propose de consacrer la moitié de la surface terrestre à la préservation de la biodiversité. Le célèbre biologiste et naturaliste suggère pour cela de constituer de grands parcs de la biodiversité et de préserver et réorganiser l’habitat en reliant les populations locales au niveau continental. Les habitants de ces gigantesques réserves y travailleraient comme éducateurs environnementaux, gestionnaires ou encore gardes forestiers. Ce modèle s’inspire des projets de conservation à grande échelle tels qu’il en existe déjà dans le nord-ouest du Costa Rica avec la zone de conservation de Guanacaste (ACG)”.
C’est pour moi une idée nouvelle qui stimule la réflexion, la suite ici.

Lucidité

28 juin 2018,

C’est le plus célèbre économiste de l’histoire qui l’a dit: “Les économistes sont présentement au volant de notre société, alors qu’ils devraient être sur la banquette arrière.”

John Maynard  Keynes

Aventures en permaculture-29, Goumi, chalef, argousiers : les éléagnacées

24 juin 2018,

par Ghislain Nicaise

Les éléagnacées font partie des plantes favorites des permaculteurs en climat tempéré. Elles sont résistantes au froid, peu ou pas du tout sujettes aux maladies, peu exigeantes sur le sol, en partie parce qu’elles utilisent l’azote de l’air. Leurs racines sont associées en symbiose avec des microorganismes fixateurs d’azote atmosphérique, mais au lieu des Rhizobium connus chez les Fabacées, il s’agit de bactéries filamenteuses du groupe des Actinomycètes nommées Frankia (1). On peut donc planter ces buissons à proximité d’un fruitier par exemple, pour enrichir le sol en azote. On m’a parfois fait l’objection que la fixation d’azote n’était pas nécessairement altruiste. Je n’ai pas de certitude sur ce point mais si le buisson d’éléagnacée a vocation de garder pour lui l’azote atmosphérique qu’il a fixé jusqu’à la mort de ses racines, je peux toujours récupérer largement cet azote en me servant des tailles en vert pour faire du broyat, ou simplement mettre à décomposer les rameaux taillés au pied des arbres que je veux nourrir.

Le goumi (Elaeagnus multiflora, Fig. 1)
Le goumi, originaire d’Extrême orient, est un arbuste à usages multiples, peu exigeant sur la nature du sol ou le climat : il tolère -25°C l’hiver et résiste bien à la sécheresse l’été. Il est réputé résistant au pourridié (Armillaria mellea)(2). Au printemps les fleurs sont très abondantes comme l’indique le nom d’espèce multiflora, nectarifères et appréciées des abeilles, les fruits (en juin) sont comestibles. J’ai planté successivement deux cultivars sélectionnés pour leurs fruits, Sweet Scarlet en 2009 et Red Gem en 2010. (suite…)

Huile de palme et FNSEA

22 juin 2018,

Il est étonnant de voir autant d’articles sur l’huile de palme de TOTAL, sans que le nom d’AVRIL, premier producteur d’agrodiesel en Europe (l’Europe étant elle-même la première productrice mondiale d’agrodiesel) ne soit jamais cité.

AVRIL anciennement SOFIPROTEOL, dont l’ancien président Xavier Beulin n’était autre que le président de la FNSEA ne couvre ses besoins qu’avec 50,2% d’huiles françaises (services des douanes) [1]. Le reste ce sont des importations : d’huile de colza – autant pour la protection des producteurs français de colza – et surtout, selon la Confédération Paysanne, 200 000 tonnes d’huile de palme !! [2]

La FNSEA se moque du monde en dénonçant les 300 000 tonnes accordées à Total.

(suite…)

Reporterre : Linky n’est pas un ami

20 juin 2018,

Reporterre 168 : Linky, Ruffin, antennes-relais, violences policières, habitat partagé

Linky n’est pas un ami – la grande enquête de Reporterre
35 millions de compteurs Linky sont censés être installés en France d’ici à 2021. Présenté par Enedis, filiale d’EDF, comme outil de la transition écologique, Linky suscite méfiance et révolte. Des méthodes peu scrupuleuses des installateurs à la question des données personnelles en passant par les risques éventuels pour la santé et un détour en Allemagne et en Autriche, Reporterre a mené l’enquête. Voici ses cinq volets. Lire la suite

Pas assez de miel dans le glyphosate

8 juin 2018,

Par Charles Ribaut
Les abeilles ne savent pas qu’il ne faut pas butiner les fleurs à la campagne, c’est dangereux.
Du miel a été refusé à la vente car contenant trop de glyphosate. Le syndicat apicole de l’Aisne porte plainte contre Bayer-Monsanto.

Les journalistes (à part Marie-Monique Robin) ne savent pas que s’il y a encore un petit doute sur le caractère cancérogène du glyphosate, il n’y en a aucun sur sa neurotoxicité et sur le fait que ce soit tout simplement un biocide. Il n’y a que notre ministre de l’agriculture pour dire sans rire que ce produit est bon pour les vers de terre.

Nos députés européens (extrême droite, droite « républicaine », centre et une partie des socialistes) ont voté la loi qui permettra à Monsanto-Bayer de vous faire un procès et de le gagner si vous dénoncez le glyphosate.

Le 29 mai l’Assemblée nationale a rejeté l’amendement présenté par Delphine Batho, de même que celui de Mathieu Orphelin, pour l’interdiction du glyphosate. Si vous questionnez votre député-e sur cette forfaiture, il y a presque exactement neuf chances sur 10 qu’il ou elle vous réponde qu’il ou elle n’a pas voté ce rejet, pour cause d’absence.

Même Corinne Lepage regrette d’avoir soutenu Macron.

En octobre dernier nous avons dénoncé le discours qui veut vous faire croire qu’il y aura des alternatives et qu’il suffit d’attendre qu’elles soient trouvées mais la seule alternative est qu’il faut arrêter d’empoisonner l’environnement.

Il n’y a pas de bon biocide. point.
C.R.

Vous avez dit Godard?

21 mai 2018,

par Christophe Chelten

L’attention excessive portée aux vagissements de Jean Luc Godard pour  “Le Livre d’image”, risque d’aggraver l’anémie diagnostiquée du Festival de Cannes.

Godard tel qu’en lui même la vieillesse le change, reste infatué de sa personne et de son oeuvre. Pour quelques films assez réussis et intéressants, il a cru pouvoir s’attribuer un rôle de prophète des profondeurs de la psyché humaine. Il a seulement révélé son creux personnel derrière une barbe toujours inaboutie.

Qui peut se reconnaître dans ce radoteur du maoïsme et de mai 68, qui n’en finit pas de suçoter son cigare castriste ?

Et bien oui, il en reste.

 

Le “nouveau journalisme”, parlons en

20 mai 2018,

Le chœur des élus
Cathédrale Ste Cécile d’Albi

par Alain Hervé

La disparition de Tom Wolfe, (ne pas confondre avec Tom Woolf: “La toile et le roc”) permet à quelques ressasseurs de célébrer l’inventeur du “nouveau journalisme”. Tom Wolf était un amuseur public de grand talent  et un histrion faute d’être un génie.

Le nouveau journalisme qui consisterait à mélanger l’information et la littérature pour donner à la première une qualité vécue est aussi vieux que la littérature. Dumas, Balzac, Zola, Hugo… l’ont pratiqué.

Pour ce qui est de nos contemporains je citerai la revue mensuelle Réalités, qui sous la direction d’Alfred Max a pratiqué dans les années 60 un style de reportage qui impliquait les auteurs des articles. Muriel Reed, la femme de Philippe Soupault en fut une vedette. Danielle Hunebelle, Jacques Marchant, Jean Clay… ont trempé leur plume dans le cette écriture. J’ai eu l’honneur d’être le poussin de la couvée (suite…)

Nicolas Hulot reste !!!

18 mai 2018,

par Alain Hervé

On assiste effaré à l’actualité de l’histoire de l’espèce humaine.

Puisque nous avons l’avantage d’y participer le temps que dure notre vie.

On assiste à un  enchainement de décisions absurdes. Absurdes en ce sens qu’elles ne contribuent pas à l’épanouissement de chaque individu mais plutôt à son abrutissement. Tandis qu’une petite partie est encouragée à se gaver jusqu’à la nausée. Le plus grand nombre est entraîné à des guerres ou à des compétitions économiques minables dont le résultat est la famine, la souffrance constante.

Aucune autre espèce vivante ne contraint ses membres à ce genre de sévices. Certes la cruauté n’en est pas absente mais elle est limitée. aux nécessités biologiques.

L’humanité est intoxiquée de slogans qui prennent des formes publicitaires, idéologiques ou religieuses… Sans cesse invitée à (suite…)