Archives d’un auteur

L’Écologiste (copinage)

22 mars 2020,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000

Masques, tests, oxygène médical : vous trouverez trois informations clés ci-dessous sur la situation en France, alors que 900 millions de personnes dans le monde sont désormais soumises à un confinement, pour leur santé et celle des autres. Nous vous proposons également des idées de lectures ci-dessous – les envois de livres et de revues continuent, vous pouvez passer commande en ligne ou par courrier.

Le numéro de printemps de L’Écologiste, numéro 56, sera posté aux abonnés lundi 23 mars. Vous pouvez vous abonner si ce n’est déjà le cas – ou vous réabonner – en ligne ou par courrier à l’adresse : Bureau B1397 à 60643 Chantilly. Avec nos remerciements, l’équipe de L’Ecologiste.

ACTUALITES Masques : quels sont les stocks stratégique de l’État ? Le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué lors de sa conférence de presse samedi 21 mars : « Quand le Covid-19 est apparu, il ne restait qu’un stock d’Etat de 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes et aucun stock stratégique d’Etat en masques FFP2. » Aujourd’hui, toujours selon le ministre, ce dernier stock des masques les plus efficaces, destinés aux soignants, permettrait de tenir trois semaines.

ACTUALITES. Tests : où sont les réactifs ? Selon le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique mis en place par le gouvernement sur le coronavirus : « Nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des Etats-Unis. La machine de production s’est arrêtée en Chine et les Etats-Unis les gardent pour eux. » (interview dans Le Monde du 20 mars).

ACTUALITES. Oxygène médical : où sont les bouteilles ? Les hôpitaux utilisent des cuves à oxygène. Mais en cas de surplus de malades, il faut des bouteilles à oxygène dont la seule usine de fabrication dans l’Union européenne, à Gerzat dans le Puy de Dôme, a été fermée en 2019 par son propriétaire britannique pour cause de concurrence internationale trop forte sur les prix. L’Italie manque de ces bouteilles. La situation française n’est pas connue. Les outils de production sont encore sur place, les 138 ouvriers licenciés demandent la réouverture de l’usine par l’État comme l’indique le magazine L’Usine nouvelle du 20 mars. (suite…)

L’an 01

20 mars 2020,

 

 

La société est à la raie

18 mars 2020,

Pour ce que rire est le propre de l’homme, même si Rabelais a pu se tromper sur ce point précis. Nous avons emprunté le titre à Jérôme de Warzee, dont vous pouvez voir l’intervention en rediffusion ici.

La Rédaction

Vive la récession !?

13 mars 2020,

Par Thierry Caminel

Nous y sommes. Coronavirus renforce ce que de plus en plus d’économistes pensent: le monde risque d’entrer en récession en 2020, c’est à dire que le PIB –produit intérieur brut, l’indicateur clef de l’économie – va baisser. Déjà les raisons ne manquaient pas : protectionnisme, Brexit, endettement privé et public, bulles spéculatives prêtes à exploser, augmentation des taux d’intérêt, tensions géopolitiques et géologiques sur l’approvisionnement énergétique, faiblesse structurelle des banques centrales et privées, … . Coronavirus nous rappelle en plus combien notre monde est sensible à la moindre perturbation qui affecte le déplacement des personnes et des biens.

Pour tous, c’est une très mauvaise nouvelle, un risque majeur qu’il faut absolument éviter, car récession a toujours été synonyme de montée du chômage, recul des services publics, augmentation de la précarité, pour ne citer que ces conséquences. Personne n’a envie de revivre les situations de 1929 dans le monde industriel, de 1998 en Argentine, ou de 2008 en Grèce.

D’autant plus que cette récession pourrait être sévère. La croissance mondiale moyenne diminue structurellement en effet d’année après année, tandis que le système financier n’a pas encore récupéré de la crise de 2008. Le prix du pétrole – cause des récessions de 1973, 1979 et 2008 – n’a jamais été aussi volatil, en partie du fait de la faiblesse de la production mondiale, en hausse seulement dans quelques pays – mais pour combien de temps ?

Mais cette récession pourrait être une bonne nouvelle pour la Planète, et en particulier pour le climat. (suite…)

Découvert

5 mars 2020,

Nous sommes le 5 mars 2020. A partir de ce jour, la France est à découvert climatique. 

C’est ce que révèle aujourd’hui l’Affaire du Siècle, au regard des émissions de gaz à effet de serres générées par la France depuis le début de l’année. Une date qui nous dit une chose : l’écart à combler est de 305 jours – nombre qui nous sépare du 31 décembre – pour atteindre l’objectif de neutralité de la France sur le climat.

En effet, l’Etat français s’est fixé un objectif, inscrit dans la loi énergie-climat de 2019 : celui de la neutralité carbone en 2050. Concrètement, cela signifie que l’Etat s’est engagé à n’émettre que 80 mégatonnes de CO2 par an à partir de 2050. L’Affaire du Siècle s’est donc penchée sur la question : quel chemin lui reste-t-il à parcourir pour y arriver ?

Le constat est clair : ce 5 mars 2020, soit en 2 mois et 5 jours, la France a déjà émis 80 mégatonnes de CO2. A partir d’aujourd’hui, nous avons dépassé la limite que nous nous sommes donnée.

Tout savoir sur le Jour du dérèglement 

Alors oui, il reste 30 ans. Un peu moins d’une génération pour que l’Etat comble ce fossé et respecte ses engagements et la planète. C’est beaucoup, et “en même temps”, c’est bien peu. Car, pour y parvenir, c’est une transformation sans précédent de tous les systèmes qui devra être menée : énergie, alimentation, transports, logement, industrie, gestion des terres.

Aujourd’hui, l’Affaire du Siècle met un chiffre sur ce défi. Celui d’une date et d’un fossé à combler. (suite…)