Archive pour la catégorie ‘Nous avons lu’

Vauban le penseur précurseur par Alain Monod

24 septembre 2011,

par Alain Hervé

Alain Monod nous révèle un Vauban inattendu qui devrait occuper une autre place dans l’histoire de France que celle de bâtisseur de citadelles. Le titre du livre: “ Vauban ou la mauvaise conscience du roi” (Riveneuve éditions) annonce le rôle moral, social et intellectuel de ce curieux ingénieur.

Non content de s’épuiser dans la construction de fortifications et de conduire des sièges aux quatre coins (suite…)

Les dieux habitent toujours à l’adresse indiquée

10 septembre 2011,

par Jean-Claude Villain

Patrick Reumaux, Les dieux habitent toujours à l’adresse indiquée, Editions Vagabonde, Marseille, 2010, 10 euros.

Ce livre, petit d’apparence, est d’une grande richesse. Sa centaine de pages bondit d’une originalité et d’un mouvement qui piquent le lecteur de bout en bout. Tant de livres sur la Méditerranée avec tant de clichés et de références rebattues que l’on hésite à s’aventurer dans un nouvel ouvrage. Mais dès la première page (suite…)

Le trottoir au soleil

21 août 2011,

Cher Philippe Delerm,

J’en étais resté à cette gorgée de bière qui m’avait agacé et je m’en repens car elle m’a tenu écarté d’un (suite…)

15 août 2011,

Le Brésil de Gilles Lapouge

13 août 2011,

Dictionnaire amoureux du Brésil par Gilles LAPOUGE(Plon)

par Alain HERVE

On croit en avoir fini avec Gilles. Il rêvait d’histoire, d’empereurs d’histoires, de continents, de géographies. Il suivait la pente de sa vie peuplée de rêveries et de fulgurances. Et puis soudain c’est à nouveau le feu d’artifice, le délicat délire évocateur. Voilà le Brésil en dictionnaire amoureux.

Il en connaît un bout sur la question. Bien qu’habitant et écrivant dans sa tanière du quinzième parisien, (suite…)

Tueur de bisons

30 juin 2011,

Tueur de bisons, Frank Mayer, Toulouse, édition Anacharsis, 2010, traduit de l’américain par Frédéric Cotton, 14 euros.

par Hadrien Gens

Ça se passe après la Guerre de Sécession. Après l’extermination des castors et avant le « moissonnage » des peaux de loups, Frank Mayeur raconte comment lui et ses compatriotes sont venus à bout d’environ quinze millions de bisons en à peine un lustre, les bisons étant aussi faciles à tuer qu’« une vieille vache dans un enclos ».

Avec un ton léger, sans nostalgie, regret ou culpabilité, cet ancien « coureur de bisons », comme on les appelait, offre un fascinant témoignage sur cette sombre page de l’histoire américaine. Il explique ainsi comment il « nettoyait » ou moissonnait les troupeaux de buffalos, d’abord pour leurs peaux, 2 dollars l’unité, puis pour leur viande et leurs carcasses qui servaient à la fabrication de colle et de fertilisant. Ceci, bien sûr, dans un grand souci d’économie : les premières années, un bison sur deux était abandonné sur place une fois abattu, la peau étant un peu abîmée. (suite…)

Allez sur le site du blog Biosphère

10 juin 2011,

Il réfléchit presque chaque jour sur l’information qui circule, dans “le Monde” en particulier. Ses analyses sont particulièrement pertinentes, de notre point de vue. Lisez Michel Sourrouille, il a du souffle et la dent dure. C’est un démystificateur. Voici un extrait récent de sa prose:

…Après le printemps arabe, l’hiver sur toute la biosphère, un hiver sans fin. Il en sera ainsi en Grèce et en Espagne comme en Egypte ou en Tunisie : les défilés dans la rue n’ont jamais créé d’emplois. Et le pire est à venir. Personne n’a encore expliqué dans les grands médias que le retour de la croissance économique est impossible. Ce n’est pas spécifiquement la faute du système financier, c’est la cause de notre endettement massif à l’égard de notre planète. Notre croissance démesurée s’est fait à crédit, en faisant marcher la planche à billet et en dilapidant le capital naturel. Les métaux (cuivre, zinc, étain, antimoine, platine…) et les sources d’énergie (uranium, gaz, pétrole, charbon…) ne sont pas renouvelables, il n’y a pas de relance possible. La société thermo-industrielle explosera au cours de ce siècle, nous retomberons comme un soufflé au stade préindustriel sans pouvoir rebondir de nouveau. C’est pourquoi la révolte, le peuple qui se met en marche, est un phénomène inquiétant car ni les économistes, ni les politiques ne peuvent promettre la croissance qui sauve, même si actuellement ils n’ont encore que ce mot à la bouche…
Michel Sourrouille

La Vie, quelle entreprise!

7 juin 2011,

de Robert Barbault, Jacques Weber

Science ouverte/Seuil

Date de publication : 09/09/2010

Par Nadia Loury

Dans le contexte actuel de crise économique et sociale, parler de Nature peut passer pour de l’inconscience ou de la provocation. Pourtant, l’édifice humain tout entier repose sur la Nature, dont la biodiversité est l’un des visages. Et la Vie sur notre planète nous offre l’exemple même d’un développement durable dont nos entreprises pourraient bien s’inspirer. Car ce n’est qu’en prenant en compte l’ensemble de la biosphère que nous pourrons espérer comprendre comment, devant les dangers que court l’humanité de (suite…)

Philosophie Magazine

23 mai 2011,

Quel plaisir, quel bonheur de découvrir un magazine intitulé Philosophie magazine parfaitement lisible d’un bout à l’autre.

La philosophie en général soit par maladresse, soit par prétention, se dissimule derrière un discours jargonneux.

Il y a différents types de jargon soit kantien, soit deleuzien, soit derridien, soit… Il y a des jargonneux vivants qui continuent de sévir…
Nous avons des jargonneux écolos mais cessons de nous faire des ennemis…

Les différents jargons dissimulent en général une faiblesse de pensée et visent une adhésion de type religieux. Il n’est pas de bon ton de dénoncer les jargonneux. Tant pis.

(suite…)