Archives d’un auteur

ICE

4 juillet 2017,

par Ghislain Nicaise

Il ne s’agit pas de glace mais d’Initiative Citoyenne Européenne. Je cite :

Une initiative citoyenne européenne est une invitation faite à la Commission européenne de présenter une proposition législative dans un domaine dans lequel l’UE est habilitée à légiférer. L’initiative doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d’au moins 7 pays sur les 28 que compte l’Union. Un nombre minimum de signataires est requis dans chacun de ces 7 États membres. Une initiative citoyenne peut porter sur n’importe quel domaine dans lequel la Commission est habilitée à présenter une proposition législative, par exemple l’environnement, l’agriculture, les transports ou la santé publique.

Je soutiens activement une de ces initiatives intitulée People for Soil ou l’Appel du Sol (si vous préférez mais on perd la force du logo en le traduisant) tout en me posant des questions sur l’ampleur de la tâche. Aujourd’hui est arrivée la nouvelle très encourageante que l’initiative concernant le glyphosate, sans être pour le moment certifiée officiellement comme réussie, aurait réuni 1,3 millions de signatures alors qu’elle n’avait été lancée qu’en janvier dernier. Les ICE ont un an pour recueillir leurs soutiens. L’appel du Sol n’a plus que jusqu’au 1er septembre et je ne sais pas où nous en sommes mais il faut au total  55500 signatures pour la France et je vous engage à signer. Ne vous laissez pas décourager par la vérification de votre identité, c’est la garantie de sérieux des signatures et la condition pour que vous puissiez exercer ce réel pouvoir de pétition.

Plus le score de Macron sera fort…

29 avril 2017,

Un article de Sonya Faure paru le 28 avril dans Libération sous le titre : 

La suite ici.

Sauver les ordinateurs

10 mars 2017,

solar-raspberry-pi.redpar Jean-Noël Montagné et Ghislain Nicaise

Cas d’école : si les écologistes arrivaient aux commandes pour gérer la décroissance inévitable de la consommation énergétique et avec elle du PIB, il faudrait qu’ils affichent des priorités. La réduction des inégalités, je crois, ne fait pas discussion, mais le débat est moins simple dès que l’on se pose la question : « que faut-il préserver de la technostructure industrielle ? ». On aimerait bien par exemple que quelques ressources soient préservées, comme un peu de métallurgie pour faire tourner des usines de matériel électrique, de vélos ou de grelinettes. Le présent article est un plaidoyer pour conserver les ordinateurs. C’est un plaidoyer partisan qui pose (suite…)

Revue du crieur n°5

21 octobre 2016,

revue-du-crieur-05-bandeauDeux articles qui ont attiré notre attention dans le numéro 5 de la Revue du Crieur

À la rencontre des «collapsologues»

Par Pablo Servigne

Au milieu du déni général ambiant quant à l’état du système Terre, un nombre croissant de personnes ordonnent déjà leur vie à l’horizon de la catastrophe ; parmi elles, une petite minorité extrêmement active – les «collapsologues» – consacre le plus clair de son temps à penser l’effondrement.

Pierre Rabhi, chantre d’une écologie inoffensive ?

Par Jade Lindgaard

Paysan ardéchois originaire du Sahel et pionnier de l’agroécologie, Pierre Rabhi est devenu en quelques décennies un «emblème» écolo-médiatique. Que s’est-il passé? Sa défense habile et obstinée d’une vie sobre et contemplative, son appel à vivre en harmonie avec l’écosystème et son opposition à la vacuité marchande l’ont promu au rang de penseur important et original de l’écologie française. Mais c’est surtout son habileté rhétorique et son insistance sur le rôle que chacun doit jouer, ici et maintenant, dans la transformation du monde par des gestes simples et quotidiens qui lui ont permis de devenir une sorte d’icône, auteur de best-sellers «engagés» et figure de la résistance au monde tel qu’il va. Pourtant, cet humanisme niant les conflits qui structurent nos sociétés et ignorant les inégalités existantes, et ce refus de s’agréger aux luttes en cours, dessinent un horizon profondément dépolitisé, au mieux naïf, au pire contre-productif.

Aventures en permaculture – 26, LE JARDIN D’EDO

19 juin 2016,

Edo.noisetier.fig.1.redpar Ghislain Nicaise

Un noisetier extraordinaire

En entrant dans le jardin d’Edo Malloggi, à Cagnes-sur-Mer, on commence par une allée bordée de superbes Hydrangea, ce qui m’a surpris. Des hortensias roses classiques (Hydrangea macrophylla) mais aussi des moins ordinaires avec les plus grosses fleurs à la périphérie des capitules (Hydrangea quercifolia). Ce ne sont pas mes fleurs préférées mais je sais au moins qu’elles supportent mal le calcium : notre prédécesseur dans le jardin de Nice en avait planté par ignorance et elles se sont empressées de dépérir. A Nice comme à Cagnes, le sol repose sur un sédiment riche en calcaire. Edo m’explique qu’il a composté des aiguilles de pin en surface pour acidifier le sol.

Au bout de cette allée, un grand arbre bien vert fait une ombre épaisse. Son tronc ramifié depuis la base en trois très grosses branches supporte une cabane d’enfant (fig. 1). A mon grand étonnement, c’est un noisetier : si on pouvait en douter il suffirait en s’approchant (suite…)