Archive pour la catégorie ‘Nous avons lu’

Avocats

3 mars 2020,

L'avocatier Hass de mon jardinVous pouvez vous rendre sur le site de sauvons la forêt pour signer la pétition ci-dessous (ou d’autres pétitions tout aussi dignes d’être signées d’ailleurs).  Vous pouvez aussi faire un geste en réduisant votre consommation d’avocats. Il me faut faire un effort pour écrire cela car pendant plus de vingt ans j’ai profité des avocats de mon jardin à Nice (j’ai déménagé récemment). Avec deux arbres, un cultivar Hass (cliché ci-contre) et un cultivar Bacon, il est arrivé les bonnes années que nous mangions de l’avocat tous les jours toute l’année. Il ne faut pas attendre que le fruit soit mûr pour le cueillir, on le fait mûrir, avec l’éthylène dégagé par une pomme bio bien mûre, ce qui permet d’étaler sa consommation sur plusieurs mois. La France devrait planter des avocatiers partout sur la Côte d’Azur et en Corse. C’est un bel arbre à croissance rapide qui ne défigurerait pas les jardins publics. L’avocat est un aliment doté de grandes qualités diététiques et gustatives. Je ne vais pas vous recopier la rubrique de Wikipedia qui me semble fort bien faite. Contrairement à ce que des permaculteurs bien intentionnés ont pu vous dire, il ne faut pas se contenter d’un semis (on trouve aussi cette information erronée sur internet). Les noyaux d’avocat germent très facilement mais l’arbre qui en résultera, dans la plupart des cas, portera très peu de fruits, il vous faudra le greffer. (suite…)

PIVisme

7 février 2020,

Sur le site de Terrestres, un article de Nelo Magalhães intitulé « Combien pour sauver la Planète ? La fuite en avant des investissements verts »

Comment en vient-t-on à penser que la catastrophe écologique nécessite prioritairement des gigantesques investissements verts ? Cet article déconstruit méthodiquement cette façon de concevoir et de répondre aux enjeux écologiques. Il montre en quoi le paradigme des investissements verts, qui tend à devenir hégémonique, prolonge une vision économiciste du monde.

Comment sauver la Planète ? Aux petits gestes individuels « éco-citoyens » s’ajoutent désormais les grandes résolutions : finance verte, marché carbone, taxes vertes, banque centrale verte, green bonds, GreenNew Deal, etc. Depuis au moins 25 ans, grandes institutions internationales, ONG, milliardaires, think tanks influents, etc., tous cherchent à réorienter les flux de capitaux vers le « secteur vert » pour qu’enfin advienne une économie « verte ». Pour cette communauté hétéroclite, le « changement de trajectoire » passe nécessairement et prioritairement par des « investissements verts ». Loin d’être inédite, la question « du financement » est largement débattue depuis le début des années 1990 et l’avènement du « développement durable » (puis de la « croissance verte ») comme concept clé des grandes messes internationales sur le thème de l’écologie : finance verte lors du One Planet Summit à Paris (2017), Fonds Vert pour le Climat à Copenhague (2009), marché du carbone à Kyoto (1997), écotaxe européenne (abandonnée) à Rio (1992), etc.

Combien ? Les chiffres varient de façon spectaculaire selon les trajectoires visées, les secteurs à verdir, les institutions et les périodes prises en compte. Il fallait trouver 100 Mds $ / an d’ici 2020 à Copenhague (2009), là où la Cour des Comptes Européenne préconise 1115 Mds € / an entre 2021 et 2030. Pour la France, la « stratégie bas-carbone », appuyée par la Programmation pluriannuelle de l’énergie de 2016, estime à 60 Mds € /an les investissements « nécessaires à la transition », en cela proche de l’Institute 4 Climate Economics. Le Green New Deal européen ? 1300 Mds € pour l’économiste Alain Grandjean, alors que la Commission Européenne propose 180 Mds € /an d’ici 2030. Le New Climate Economy monte à 270 Mds $ par an pour la période 2015–2030, là où Bloomberg New Energy Finance se contente de 200 Mds $ / an entre 2016 et 2040. Trop peu : l’agence internationale de l’énergie évalue à 900 Mds $ / an entre 2010 et 2020 ; pour la même période, l’Organisation des Nations Unies propose de « verdir l’économie mondiale » pour une fourchette qui va de 1050 à 2590 Mds $. Les trillions – plutôt que les billions – pour le « bas-carbone », voilà le titre d’un rapport du CIRED (Sirkis, 2015). Qui dit mieux ?

La suite (pour comprendre ce titre de PIVisme) ici.

5G

25 janvier 2020,

En juin dernier nous vous avons exposé pourquoi la 5G était une erreur redoutable, ce qui était illustré par un appel international. Aujourd’hui nous vous donnons l’occasion de protester contre la facilité avec laquelle notre gouvernement en a autorisé le lancement sur le territoire national. Le Sauvage

Lu sur le site d’Agir pour l’Environnement :

Mélangeant vitesse et précipitation, le gouvernement a publié, le 30 décembre 2019 (!) un arrêté fixant les conditions de mise aux enchères des fréquences de la 5G en France. Et ce, sans débat public ni évaluation environnementale et sanitaire !

Pourtant, la 5G pourrait :

  • Tripler le nombre d’antennes relais ;
  • augmenter d’un facteur 8 le nombre de points où l’exposition des riverains serait très forte ;
  • accroître la consommation électrique du pays de 2% !
  • conduire à un renouvellement de tous les portables actuellement vendus, incompatibles avec la 5G, entrainant un immense gâchis de métaux rares !

La survie de Terre de Liens

20 janvier 2020,

 Un reportage de Lorène Lavocat sur le site de Reporterre, intitulé La survie de Terre de liens entre les mains du gouvernement 

L’association Terre de liens, qui aide à l’installation de paysans, ne peut plus permettre une réduction fiscale à ses épargnants. Le Sénat a corrigé l’erreur, mais le ministère des Finances ne signe pas les indispensables décrets d’application. Pourtant, il y a urgence : l’installation de jeunes paysans est vitale, alors qu’un tiers des agriculteurs vont prendre leur retraite prochainement. 

En ce mois de janvier, nouvelle année oblige, vous avez pris une bonne résolution : soutenir l’agriculture paysanne! À l’heure où le bétonnage et l’accaparement des terres agricoles se font galopantes, vous avez décidé d’aider le mouvement Terre de liens, qui achète des parcelles pour y installer des paysannes et paysans grâce à l’épargne citoyenne. Mais, au moment de concrétiser votre soutien en quelques clics — et plusieurs dizaines d’euros — sur le site du mouvement… impossible d’aller plus loin! Un message précise (suite…)

L’échec renouvelé des COP

3 janvier 2020,

Sur le site Biosphère-Info

COP25 fin 2019 à Madrid, 25 années que ça dure. Les Conférence des parties sur le réchauffement climatique (dites COP) se succèdent et l’échec de ces délibérations inter-étatiques est tragique. C’est en effet l’art de contempler la Terre brûler tout en se disant qu’il va peut-être falloir un jour faire quelque chose. L’idée que chacun prenne un seau d’eau et fasse sa part n’effleure presque personne. (suite…)

L’effondrement a commencé. Il est politique

25 novembre 2019,

La rédaction du Sauvage pense que les effondrements ont commencé et, comme l’auteur de l’article, nous pouvons déjà déplorer le début de l’effondrement climatique (ainsi que celui de la biodiversité). Cet article paru dans le numéro 9 de la revue Terrestres en ligne dénonce avec précision l’effondrement politique en cours.

L’effondrement a commencé. Il est politique

Par Alain Bertho

« Il faut bien avoir à l’esprit que l’épuisement des possibilités de ce monde signifie tout autant celui de l’action politique qui allait de pair avec lui. »   Marcello Tari1

Ne pouvant maîtriser, même au prix d’une répression sanglante, l’immense soulèvement de son peuple, le gouvernement chilien annonce, le 30 octobre 2019, qu’il renonce à organiser la COP 25 originellement prévue du 2 au 13 décembre à Santiago. Quelques jours plus tôt une pétition avait été lancée en France pour son boycott, jugeant « cynique et caricatural d’organiser la COP 25 sous la menace des balles d’une armée qui s’est funestement illustrée sous la dictature d’Augusto Pinochet » et qualifiant de « faute » une façon « de faire ainsi un chèque en blanc à un gouvernement qui a décidé de réprimer avec la pire des brutalités celles et ceux qui veulent que le système change pour le bien commun ». Nous sommes bien aujourd’hui face à deux dangers mortels : la transformation de la terre en fournaise et la violence d’Etats défaillants et incapables d’y faire face.

Voilà qui nous révèle sans fards où nous en sommes vraiment. Le réchauffement climatique n’est pas une menace à venir. Il a déjà commencé. On en ressent les effets sur tous les continents où les peuples doivent faire face à des phénomènes extrêmes : (suite…)

Micro-victoire

16 novembre 2019,

Après vingt-quatre heures de tiraillements, de Tweet rageurs et de concertation au plus haut sommet de l’Etat, l’Assemblée nationale a finalement rejeté, vendredi 15 novembre au soir, à une écrasante majorité (58 voix contre, 2 pour), un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2020 favorisant fiscalement l’huile de palme. Cette dernière est considérée comme ayant des conséquences dramatiques sur l’environnement, notamment en termes de déforestationLe Monde

La défense de la biodiversité a marqué un petit point. Ce qui reste étonnant et qui n’est pas glorieux c’est la participation de nos élus : 90 % de nos parlementaires se sont prudemment abstenus de participer au débat.

La honte : 70 millions d’€ pour l’huile de palme

15 novembre 2019,

Plantation de palmiers à huile, cliché Greenpeace

Les députés ont, au détour d’un amendement adopté sans débat, pris la responsabilité de soutenir et amplifier la destruction des forêts primaires !

Ces députés, une nouvelle fois, ont apporté la preuve de leur duplicité politique : d’un côté une majorité présidentielle qui n’a jamais de mots assez forts pour dénoncer l’incurie de Bolsonaro, président brésilien responsable de la déforestation de la forêt amazonienne ; de l’autre une poignée de députés-lobbyistes accordant près de 70 millions d’euros d’aides fiscales à Total pour détruire le climat et accroître la déforestation !

Les trois quarts de l’huile de palme utilisée en France sont incorporés dans les carburants !

  Soutenez Agir pour l’Environnement et recevez en contrepartie le livre “Devenir consom’acteur : L’huile de palme”

N.B. La liste des députés publiée ce jour  par Agir pour l’Environnement concernait un autre vote, le vote destructeur de forêt en faveur de l’huile de palme a eu lieu à main levée et nous n’avons pas le pointage nominal des parlementaires.

Daphné Roulier questionne Nicolas Hulot

3 novembre 2019,

© Alexandre Guirkinger

Nous avons lu avec intérêt LE GRAND ENTRETIEN entre Daphné Roulier et Nicolas Hulot

Nicolas Hulot : “Après ce que j’ai vécu, il faudra envoyer du lourd pour me faire vaciller”

par Daphné Roulier.  28 octobre 2019

Depuis sa démission du gouvernement, il est en quasi-diète médiatique. Mais pour GQ, l’ancien ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron a accepté de revenir sur les raisons de son départ. Touché mais pas coulé, et alors que l’urgence climatique ne cesse de s’affirmer, Nicolas Hulot rêve toujours d’un élan qui dépasserait les frontières partisanes et idéologiques. Mais sans envisager un retour en politique. Pour l’instant.

D.R. Etes-vous plus optimiste aujourd’hui que lors de votre démission en août 2018 ?

Ni plus ni moins, je me suis programmé pour ne pas perdre espoir, même si parfois, ça relève de l’acte de bravoure ! Nous sommes dans un moment très particulier de l’histoire de nos sociétés, on avance sur un seuil de crête étroit et le temps nous est compté. Par définition, on peut basculer du bon ou du mauvais côté. Récemment, je suis tombé sur Combien de catastrophes avant d’agir, un livre co-écrit il y a près de 20 ans avec le conseil scientifique de ma fondation : rien n’a changé, du moins dans le bon sens. La seule chose qui m’effraie, c’est le déni de réalité car la réalité n’a pas plusieurs versions, elle nous est livrée par la science et globalement tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le diagnostic. Alors, il y a bien sûr ceux dont le quotidien empêche d’entendre ce que la science nous dit.

D.R. La société civile n’a toujours pas pris la mesure des enjeux d’après vous ?

C’est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des difficultés très concrètes d’être parfaitement lucides face à des enjeux de moyen terme. Je ne leur jette pas la pierre. Mais la lucidité doit être le devoir absolu de celles et ceux qui ont de l’influence, du pouvoir ou des responsabilités.

la suite sur le site de GQ ici.