Tout a été dit sur la campagne d’Eva Joly. Sur le site du Sauvage il a été dit à plusieurs reprises qu’elle ne parlait pas d’écologie. Il serait plus juste de dire qu’elle en parle à sa façon, qui n’est pas celle d’une écologiste chevronnée. S’il m’est permis de rafraichir la mémoire des anciens qui ont accompagné René Dumont, nous n’avons pas déploré le choix de ce porte-parole qui venait d’ailleurs et pourtant…Nous étions parfois inquiets lorsqu’il prenait la parole en public. Je me souviens clairement de notre consternation lorsqu’il s’est prononcé pour le droit de vote à 12 ans. Enfin la participation électorale en 1974 n’était pas à la hauteur des enjeux soulevés par la campagne, comme en 2012. Faut-il rappeler, comme Thomas Legrand sur France-Inter, que les présidentielles ne sont jamais un bon scrutin pour les écologistes, ou citer Nicolas Hulot qui a déclaré qu’il ne pensait pas qu’il aurait fait mieux.
A l’heure du bilan, maintenant qu’il n’y a plus d’enjeu électoral pour elle, il m’a semblé juste de laisser la parole à Eva Joly avec son discours très écrit du 18 avril. Ghislain Nicaise
Chers amis,
C’est ce soir le dernier meeting de ma campagne. Le dernier meeting de notre campagne. J’ai tellement de chose à vous dire…
Je suis d’abord venue vous dire que ce n’est pas une fin de campagne mais un commencement. L’écologie a rendez vous avec l’histoire : dans les années qui viennent nous aurons à reconstruire l’espoir.
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