La montée de l’extrême-droite, de l’autoritarisme et du populisme, ne concerne pas seulement la France et l’Europe, mais le monde entier.
Les leaders populistes s’adressent à des catégories de population qui évoquent des sentiments d’abandon ou de déclassement face à d’autres catégories de population. Beaucoup se présentent comme anti-système, alors qu’ils sont en général les meilleurs supporters du capitalisme le plus dur. Mais peu importe leur manque de cohérence, peu importe leur éventuelle inculture, peu importe leur capacité politique ou leur capacité de gouvernement, il suffit que la société du spectacle les adopte pour qu’ils soient élus. Leur succès est d’abord un succès médiatique, plus qu’idéologique.

Étudiants Etats-Uniens au bureau de vote aux présidentielles de 2020 dans une université. La propagande jusque dans l’isoloir.
En effet, il est établi que la population est de moins en moins politisée par les canaux traditionnels que sont la presse, les médias traditionnels et les partis, canaux permettant le temps de la réflexion. Les réseaux sociaux les ont remplacés, avec leur instantanéité et leur absence d’analyse, bien qu’intégrant des systèmes de commentaire. Plusieurs heures de consultation par jour pour des milliards d’individus, et surtout pour les plus jeunes.
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En cette période de Salon de l’Agriculture il nous vient une certaine exaspération d’écouter à la radio ou la télévision des personnalités diverses mentionner au passage ce qui pour elles est une évidence, un consensus : « l’agriculture biologique ne peut pas nourrir le monde, les pesticides sont un mal nécessaire etc… ». Répétons qu’il n’en est rien, que l’on peut arrêter de s’empoisonner et manger en même temps.
La rédaction du Sauvage remercie vivement Jérôme Caillé de nous avoir permis de publier son témoignage. Prenez la peine de le lire entièrement :
Communiqué de presse: Bagnolet, le 1er février 2024