Archives d’un auteur

Catherine Frot n’est pas couchée.

6 septembre 2015,

Frot-Margueritepar Alain Hervé

“On n’est pas couché” nous proposait hier soir de rencontrer une actrice subtile avec Catherine Frot. C’était et de loin le personnage le plus intéressant d’une soirée longuette. Elle incarne dans un film de Xavier Giannoli intitulé “Marguerite”, une femme qui se prend pour une cantatrice, alors qu’elle chante faux.

L’invité politique était Jean-Christophe Cambadelis. Ce monsieur m’a donné dès son apparition sur le plateau l’impression de chanter faux. Premier (suite…)

Aventures en permaculture – 22, Échaudure et gourmands

5 septembre 2015,

150901.Port naturel pommier franc.fig 1par Ghislain Nicaise

Le jardinier aime le propre

Quand on achète un jeune arbre de deux ans ou plus en jardinerie, il a un tronc bien dégagé (voir la photo qui commence l’épisode sur les pommiers). Quand on le plante, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, on voit le tronc pousser de petites ramifications ou, plus souvent, des jets assez vigoureux qui partent de la base. On qualifie généralement ces rameaux de gourmands (1); comme la gourmandise est un vilain défaut, on sanctionne en les sectionnant, d’un bon coup de sécateur. L’idée, derrière ce geste, est que les gourmands concurrencent le bon développement du greffon, surtout s’ils partent du porte-greffe, et que l’on souhaite canaliser la sève pour que l’arbre se développe en hauteur et en largeur. J’ai toujours procédé ainsi jusqu’à ce qu’à la faveur de lectures je découvre qu’il fallait peut-être adapter ce comportement. Notons dès à présent la différence de silhouette entre le pommier franc de la figure 1, ci-joint et les pommiers de deux ou trois ans achetés en pépinière.

Fig. 1. Pommier franc d’environ 5m de haut, issu de semis spontané, qui n’a jamais été taillé. Le tronc n’est clairement visible que si l’on se place du côté Nord. Face au soleil il est protégé par le feuillage des rejets “gourmands”. (suite…)

La calamité EPR et l’anniversaire du Rainbow Warrior

4 septembre 2015,

thpar  Réseau “Sortir du nucléaire”

Nous reproduisons ce communiqué de Sortir du nucléaire qui raconte l’interminable suite de l’absurdité de l’entreprise nucléaire en France. Nous avons  également noté un remarquable article de Gilles Martin-Chauffier dans Paris Match n° du 14-22 juillet 2015 intitulé “Décès nucléaire” pour commémorer la mort de Fernando Pereira lors du coulage terroriste du Rainbow Warrior par nos agents “secrets” dans le port d’Aukland, en Nouvelle Zélande en 1985. Le Sauvage

 

Alors qu’EDF vient de confirmer un nouveau report de la mise en route de l’EPR de Flamanville et de nouveaux surcoûts, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à l’abandon du chantier. Il rappelle également qu’il est irresponsable et malhonnête de rendre l’arrêt de Fessenheim tributaire de la mise en service de Flamanville.  

Une fuite en avant au mépris de la sûreté ?

EDF annonce avoir optimisé le chantier pour permettre le démarrage du réacteur au 4ème trimestre 2018, Jean-Bernard (suite…)

Brève de climat 4

1 septembre 2015,

Crime climatique stop

 

Vous pouvez (devez ?) signer l’appel international ” laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques.”

paru dans le livre Crime Climatique Stop ! L’appel de la société civile. 320 p., 15 €  édité par 350.org, publié au Seuil.

Le Sauvage

 

NB : le chiffre 350, emblème de ce mouvement international, représente l’objectif à atteindre de 350 ppm de CO2 dans l’atmosphère (nous sommes actuellement à plus de 400)

 

Copinage

1 septembre 2015,

couv_45_EcologisteVient de paraître, le L’Ecologiste n°45, en kiosque ou sur abonnement

Dossier : les petites fermes peuvent-elles nourrir le monde ?

Face à la crise de l’agriculture, que faire ? Deux orientations existent. Celle qui constitue la politique agricole depuis cinquante ans, à base d’agrandissement, de mécanisation, de pesticides, d’engrais, de haute technologie, bref d’une industrie nécessitant des capitaux importants, fournissant très peu d’emplois, des aliments contaminés et pauvres nutritionellement.

Et une autre orientation que L’Ecologiste présente dans ce dossier : une agriculture paysanne, artisanale, à échelle humaine, à forte technicité mais sans high-tech, à forte production d’aliments de qualité, avec de nombreux emplois et, en prime, de forts liens sociaux. Cette agriculture existe déjà – en fait, c’est même elle qui nourrit le monde aujourd’hui. En France, les microfermes prennent leur essor. Le dossier de L’Ecologiste fait le point avec des chercheurs, des associatifs, des pionniers de la bio.

Hors dossier, on trouvera notamment un article extraordinaire de Gilles-Eric Séralini qui remet en cause la validité des études de risque sanitaire basées sur des tests sur des animaux de laboratoire, des articles sur le biomimétisme, le fiasco du champion du nucléaire Areva, les maisons paysannes, une réponse à Maud Fontenoy sur les gaz de schistes, un bel article sur « La poésie sauvera le monde »…

Avec les rubriques habituelles : éditorial, tribunes, présentation de livres et revues qui viennent de paraître, un portrait, l’agenda, la découverte d’un artiste contemporain, L’Ecologiste au quotidien, le billet d’Alain Hervé…

Site : www.ecologiste.org

Aventures en permaculture – 21, Peut-on se passer de pesticides au jardin ?

29 août 2015,

111113.Carabus.intricatus redpar Ghislain Nicaise

Un des responsables de la Société locale d’Agriculture et d’Horticulture a lancé cette interrogation, propre à engendrer un troll, pour animer les échanges internet de l’association. La question était accompagnée d’un texte se livrant à un massacre en règle de l’utilisation du purin d’orties. Après avoir vu passer des réponses assez diverses, dont certaines de solide bon sens (“Evidemment que l’on peut se passer de pesticides ! Ces produits ne sont apparus que dans les années 50-60 et que je sache, auparavant, nos cultures se portaient très bien…”) je n’ai pu me retenir d’y ajouter mon grain de sel.

Je crois que la solution n’est pas de remplacer des pesticides de synthèse par des extraits ou macérats de plantes. Je proposerait volontiers que l’effet parfois positif des purins divers porte plus sur la nourriture apportée aux plantes cultivées que sur la destruction de pestes. (suite…)

La nature, soluble dans l’économie ?

25 août 2015,

baleine 003Par Sarah Feuillette

J’ai été frappée il y a quelques années par le fait de devoir, dans  le cadre de mes activités professionnelles, traduire en euros tout un tas de biens environnementaux (qualité de l’eau, paysage, biodiversité…). Et peut-être plus encore par le fait de rencontrer des économistes accordant crédit à ces chiffres. Je suis alors tombée sur un article du philosophe Patrick Viveret qui tournait ce type de pratiques en dérision : selon un tel raisonnement il semblait logique d’approcher monétairement la valeur mondiale de l’amour en multipliant le coût d’une passe par le nombre d’êtres humains en âge d’avoir des rapports sexuels… Viveret concluait sur l’impossibilité de quantifier ce qui a le plus de valeur (au sens premier du terme : la force de vie). (suite…)

Aventures en permaculture – 20, LES POMMIERS

25 août 2015,

Fig.1.101021.pommierspar Ghislain Nicaise

20- Les pommiers, mise à jour d’une parution dans La Gazette des Jardins n° 101, janvier-février 2012 (1),

Le pommier s’impose

S’il est un arbre utile qui devait être planté sur notre terrain c’est bien le pommier. Il pousse spontanément un peu partout. Bien entendu il n’est pas originaire du pays mais il s’est aisément naturalisé.  J’ai essayé de dégager deux pommiers trouvés à la lisière de la forêt : le résultat de ma taille nécessairement un peu radicale est qu’ils n’ont presque pas fleuri le printemps suivant. Leurs pommes avaient été précieuses au cours de l’automne précédent pour faire mûrir les avocats. Le plus souvent les pommes du commerce n’ont pas cette faculté : je suppose qu’elles ne diffusent pas l’hormone de mûrissement (l’éthylène, qui est un gaz) parce qu’elles sont traitées pour une plus longue conservation. (suite…)

Lecture de Laudato si’ par une agronome

18 août 2015,

ImageJ=1.47vpar Sarah Feuillette (1)

Malgré ma posture critique vis à vis du rôle de l’Eglise dans bien des domaines, j’ai lu avec grand intérêt la dernière encyclique, Laudato si’, et je partage les deux analyses qui en ont été faites dans Le Sauvage, la lecture du mécréant et celle du chrétien écolo. Je l’ai notamment lue avec mon regard d’agronome, car l’agriculture française me semble très concernée par cette encyclique, au moins à deux titres.

En premier lieu car le lien entre environnement (sujet central de l’encyclique : “la sauvegarde de la maison commune”) et agriculture est très fort, du fait de l’emprise territoriale de l’agriculture française (plus de 53% du territoire métropolitain) mais aussi et surtout de ses pratiques dominantes, comme le résume ainsi la très intéressante étude “Agriculture et biodiversité” menée par l’INRA en 2008 : “L’agriculture française moderne exploite peu les services écologiques naturels, auxquels elle a substitué des intrants chimiques (pesticides, fertilisants). En outre, la réduction du nombre de cultures, la simplification des méthodes culturales et l’homogénéisation des paysages (disparition des haies par exemple) ont des effets négatifs sur la biodiversité des espaces agricoles.”

(suite…)