Archive pour la catégorie ‘Nous avons lu’

L’incomparable “Persil”

26 décembre 2011,

Nous vous invitons à mettre la main d’urgence sur le Persil, le meilleur journal francophone produit en Suisse.
Son dernier numéro triple est entièrement à Charles-Albert Cingria.

Vous ne connaissez pas Charles-Albert mort en 1954. il nous a laissé un trésor  d’histoires vécues avec le coeur. Lisez vite “Bois sec bois vert” publié dans l’Imaginaire et lisez le Persil domicilié Avenue de Floréal 16, 1008 Prilly, Suisse et qui vaut 12 euros pour ce gastronomique numéro spécial. Vous pourrez aussi le retrouver sur Internet. Si vous entrez dans Cingria l’année 2012 sera une merveille quoi qu’il advienne de la finance internationale.

Charles-Albert le magnifique

Alain Hervé

La couverture du dernier Persil

Crusoé and Co

1 décembre 2011,

Reprint Le Sauvage, juillet 1976

Le Sauvage , c’est naturel porte un intérêt particulier au mythe de Robinson, dont nous avons publié le journal sous forme de feuilleton l’été dernier. Alain Hervé y a consacré un roman en 1985, intitulé simplement Robinson (J.C. Lattes ed.) Robinson y apparaît seul sans Vendredi, ni Vendreda… et ce roman philosophique traite de manière imagée de la solitude absolue de l’homme. (Voir sur Amazon) Un certain nombre de personnes se sont suicidées après l’avoir lu.

196 éditions anglaises, 110 traductions, 115 adaptations avaient été publiées dès 1895. Depuis, le mouvement s’accélère ; Robinson, un des seuls mythes modernes, se porte bien.

par Olivier Micha

Travail, patience, ténacité, Bible et absence de toute sexualité, tels sont les grands thèmes du Robinson de Daniel Defoe. Robinson devient  souverain dans son île comme Adam l’a été du monde (remarque (suite…)

L’enchanteur Nabokov

5 novembre 2011,

Par Alain Hervé

L’enchanteur Nabokov et le bonheur de Lila Azam Zanganeh. L’Olivier, 228 p., 20 €.

Nous avons assisté  hier vendredi 4 novembre, à la librairie américaine de Paris, Village Voice, rue Princesse, à une rencontre avec la jeune auteur de cette ode consacrée à Vladimir Nabokov.

L’occasion de rentrer par une porte entrouverte dans le château d’Ardis où un certain nombre d’entre nous aiment à retourner se perdre. L’occasion de rappeler que le vertige de la lecture atteint avec Nabokov un point de non retour. On ne se remet jamais d’avoir fréquenté le vieux virtuose du langage.

Lila Azam Zanganeh  pratique une obstétrique inversée. Elle s’enceint dans son auteur aimé. Elle fréquente ses tripes et ses circonvolutions cérébrales. Elle nous joue du Nabokov. On aime ou pas, on s’agace ou pas. (suite…)

Des milliers de mains coupées

24 octobre 2011,

par Christophe Chelten

Le Nouvel Observateur consacre plusieurs pages d’interview  avec Mario Vargas Llosa, prix Nobel à l’occasion de la  parution d’un ouvrage intitulé “El Sueno del celta , Le rêve du celte” , dénonçant le génocide perpétré par le roi des Belges Léopold II sur le Congo. Dix millions de morts. La moitié de la (suite…)

Suite et fin Delerm

23 octobre 2011,

par Alain Hervé

Il arrive ceci dans la fin de ce livre, dont j’ai annoncé la fin de la critique il y a deux jours dans cette rubrique, que Delerm succombe au piège qu’il s’est tendu. Il se Bartlebyse. “Je préférerais ne pas“, devient:” je n’ai pas davantage à en dire“. Et son personnage bartelbyen s’autodigère devant nos yeux. Spitzberg l’employé du bureau de poste de la rue des Saints Pères devient inconsistant, transparent. Il nous ennuie. Lisez la première partie du livre. Laissez tomber la seconde.

Sucez les livres

18 octobre 2011,

Par Alain Hervé

On a envie de faire partager le plaisir de lire avec ses lecteurs, avec ses amis, ce qui amène à écrire ce qu’on appelait autrefois des critiques de livres. Désormais grâce à Internet cet exercice est devenu plus intime. On bavarde dans le style : « qu’est ce que tu lis en ce moment ? » (suite…)

Négawatt

13 octobre 2011,

par Ghislain Nicaise

Pendant qu’il y en a comme l’auteur de ces lignes qui se morfondent en prédisant l’effondrement probable de la société industrielle, il y en a d’autres qui travaillent. (suite…)

Pascal Bruckner et le point Godwin

6 octobre 2011,

par Ghislain Nicaise

Comme un certain nombre de nos compatriotes, j’ai pu écouter la promotion du dernier livre de Pascal Bruckner (1) le 4 octobre sur France Inter.

Je passerai rapidement sur les contre-vérités, comme le fait que pour les besoins de sa démonstration, il attribue  à la majorité des leaders écologistes le discours de quelques uns, pour le moment assez minoritaires. Le recours à une citation de Jacques-Yves Cousteau, mort il y a 14 ans, montre assez bien qu’il doit racler le tiroir pour trouver les miettes de ses biscuits. (suite…)

La Gueule ouverte de Pierre Fournier

6 octobre 2011,

Ce fut un novateur, un précurseur, un généreux. Il est mort en 1973. Danielle Fournier sa femme et Patrick Gominet lui rendent hommage dans un volume qui regroupe un certain nombre de gueulantes de Fournier et l’ analyse historique du contexte.

Ils racontent comment cet enragé a été le promoteur du mouvement antinucléaire avec  sa prose éructante. On apprécie ou pas cette mode d’un Français qui se voulait populaire par son vocabulaire con-merde-chier… qui fut la marque d’Hara Kiri et de Charlie Hebdo, puis de la Gueule Ouverte. On ne peut cependant que saluer l’engagement de Fournier qui institue la vision d’une écologie indépendante, en but à la tentative de récupération permanente des gauchistes. Qui d’ailleurs n’a pas cessé jusqu’à ce jour.

D’autres personnages fondateurs apparaissent au fil des pages: Grothendieck, Esther Peter Davis, Pignéro, Goldsmith, Lanza del Vasto, Krassovski, Lebreton, Lalonde, Samuels père et fils et même notre Sauvage qui fut en fait contemporain au début des années 70 de cette irruption de la “révolution écologique” selon le terme de Fournier.

Ne pas rater ce volume publié par “Les Cahiers dessinés”, 24€, qui contient aussi une centaine de dessins de Fournier et des photos témoins de l’époque.

Alain Hervé