LES AMIS

15 mai 2019,

Alain l’air de rien a ouvert les fenêtres et nous avons respiré : l’air du large, le parfum des îles, la fraîcheur des jours meilleurs. Un jour il lance l’association d’où vont naître des générations d’écologistes, les Amis de la Terre. Un autre, il fonde le magazine d’où vont essaimer les idées de l’écologie, le Sauvage. Il crée comme en se jouant, célèbre l’amour des palmiers, écrit des livres aux phrases vibrantes de poésie, devient Guillaume le conquérant sur son cheval, Robinson dans son île. Il aime la beauté. Il inspire ses compagnons.

Alain, j’ai vécu les plus belles années de ma vie à tes côtés.

Brice Lalonde

La dernière Chronique

12 mai 2019,

La dernière chronique d’Alain Hervé dans l”Ecologiste

L’écologiste n°54

9 mai 2019,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000 

Sauver la biodiversité, la nature, le sauvage ? C’est le sujet du dossier du  nouveau numéro  de  L’Ecologiste paru en kiosque. Avec une idée force : le grand retour du sauvage. L’idée est puissante, mobilisatrice, vitale: nous ne pouvons pas vivre sans la nature. Vous pouvez  vous abonner ou vous réabonner si ce n’est déjà le cas. 

Vous trouverez également ci-dessous des nouvelles d’actualité et de nouveaux livres que vous pouvez commander en ligne ou par courrier.  Bonne lecture, l’équipe de L’Ecologiste. 

HOMMAGE L’écrivain et pionnier de l’écologie Alain Hervé est mort le 8 mai à l’âge de 86 ans. Auteur de nombreux ouvrages, écrivant un billet dans chaque numéro de L’Ecologiste depuis vingt ans, Alain Hervé a accompli une oeuvre considérable. Le prochain numéro de L’Ecologiste lui rendra hommage – et nous publierons son dernier billet, qu’il venait de nous adresser. RIP.

ACTUALITES Un million d’espèces sur le point de disparaître. Lundi 6 mai, le rapport de la Plateforme biodiversité des Nations-Unies, fruit de trois ans de travail, a lancé un cri d’alarme : « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, comme toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais » et : « Un million d’espèces animales et végétales – soit une sur huit – risquent de disparaître à brève échéance. » 
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Soudain, Alain Hervé nous a quitté ce 8 mai 2019

8 mai 2019,

La vie brève |

Alain Hervé L’homme sauvage (1979)

mercredi 8 mai 2019

C’est le petit matin, le 17 avril, ou à un autre moment avant ma mort. je vois un palmier dans l’encadrement de ma fenêtre.
Je m’éveille sur une planète neuve dont je perçois la rotondité à travers ce palmier. Je m’éveille avec tous mes sens.

(les premières phrases de l’homme sauvage)

Alain

8 mai 2019,

Alain Hervé nous a quittés ce matin. Nous reproduisons en son hommage ce texte qu’il avait rédigé comme carte de voeux de l’année 2004, communion de toute une vie avec la mer.

Profitez d’être vivant pour regarder la mer.

Assis sur une falaise. Position idéale. Prenez votre temps. Améliorez votre idée de la planète. On regarde la mer distraitement. L’oeil et aussi bien l’esprit dérapent sur sa surface sans accident. Avec le ciel, elle joue le rôle du vide dans un paysage terrestre encombré. Davantage que le ciel elle occupe copieusement son espace, dont elle ne cède pas un pouce. Ceux qui croient lui avoir volé du terrain attendent toujours son retour, que ce soit en Hollande ou sur les littoraux à marée. Elle s’obstine en long, en large, ou en travers, à être. Matière cosmique, en vrac, mal spécifiée. Radicalement liquide et rien d’autre. La terre nous propose une multitude d’accidents : des villes, des estuaires, des ponts, des barrages, des autoroutes, des immeubles, des montagnes, des plantations de palmiers à huile…

La mer : rien, pour l’essentiel.

Sert à faire flotter des bateaux et pour le détail, pêcher, plonger…On ne va jamais en mer pour y rester.
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Anne Bourguignon

1 mai 2019,

Seulement dire notre émotion.

Le Sauvage

Pancartes

12 avril 2019,

Par Charles Ribaut

Les récentes manifestations alertant sur la menace du changement climatique ont permis de tester la créativité et l’humour des jeunes générations. De nombreux sites présentent leur sélection de photos de pancartes ou simplement de slogans : j’ai cédé à la tentation de présenter ma propre sélection.

Dans le genre sérieux, et même profond, on peut retenir :

– On ne se bat pas pour la Nature, nous sommes la Nature qui se défend.

Plus classique mais qui a fait ses preuves

– Je suis tellement inquiète que j’ai fait une pancarte 

La force anglo-saxonne de l’understatement

– Je m’intéresse bcp à l’avenir car c’est là que je compte passer le reste de mes jours

L’enfant de parents inquiets, attendrissant
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Devant la fenêtre…

1 avril 2019,

 

Il pense à des riens, à la façon qu’ont les nuages de se mêler, de se dissoudre, de se métamorphoser, il constate simplement.
Puis il pense à l’herbe tiède et à la mousse humide de rosée sur lesquelles il marchait pieds nus.
Il se souvient d’une photo de Doisneau où Picasso observe une mante religieuse qui s’agrippe au bout de ses doigts.
Il pense à l’orvet enroulé qu’il vient de découvrir en soulevant une plaque d’herbe qui prestement fuit en glissant, un bref éclat vif-argent.

Opportunisme, lâcheté, ambition, notoriété, salaire… écologie.

1 avril 2019,

par Alain Hervé

Au moment des élections, tout se répète à l’identique pour les écologistes depuis cinquante ans. Au départ l’adhésion unanime à de belles convictions. A l’arrivée, la course en sac des ambitions personnelles déguisées  de prétextes stratégiques. Ce serait trop cruel d’étudier chaque cas de trahison à la cause commune. Pour les uns c’est l’assurance d’un traitement de député européen, pour les autres la survie de leur égo médiatique en voie d’effacement. Pour les autres le rafraichissement de leur notoriété politico-littéraire…

Que chacun se reconnaisse dans cette galerie de prétentions humaines. Seule l’écologie n’en tire aucun bénéfice. Pour ce qui me concerne je voterai EELV. En espérant que les “écolos” puissent faire poids dans la balance collective.

Les plus méprisables étant sans doute ceux qui prêtent leurs convictions passées au service d’une politique de croissance économique.