par Pascal Bourgois
Dans une entrevue à feu Terra Eco, lors des 50 ans de la parution du « Rapport » de 1972 (un an avant la création du Sauvage en 1973), Dennis Meadows déclarait « Je pense que nous allons voir plus de changement dans les vingt ans à venir que dans les cent dernières années. Il y aura des changements sociaux, économiques et politiques. Soyons clairs, la démocratie en Europe est menacée. Le chaos de la zone euro a le potentiel de mettre au pouvoir des régimes autoritaires. Pourquoi ? L’humanité obéit à une loi fondamentale : si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils choisissent l’ordre. C’est un fait qui n’arrête pas de se répéter dans l’histoire. L’Europe entre dans une période de désordre qui va mécontenter certaines personnes. Et vous allez avoir des gens qui vont vous dire : « Je peux garantir l’ordre, si vous me donnez le pouvoir.» L’extrémisme est une solution de court terme aux problèmes.
Yves Cochet lors d’une intervention en 2017 à l’Institut Momentum estime que : « Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer
Lire la suite de De Meadows à Cochet : le temps qu’il nous reste ! »

Alain l’air de rien a ouvert les fenêtres et nous avons respiré : l’air du large, le parfum des îles, la fraîcheur des jours meilleurs. Un jour il lance l’association d’où vont naître des générations d’écologistes, les Amis de la Terre. Un autre, il fonde le magazine d’où vont essaimer les idées de l’écologie, le Sauvage. Il crée comme en se jouant, célèbre l’amour des palmiers, écrit des livres aux phrases vibrantes de poésie, devient Guillaume le conquérant sur son cheval, Robinson dans son île. Il aime la beauté. Il inspire ses compagnons.
L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000
Alain Hervé nous a quittés ce matin. Nous reproduisons en son hommage ce texte qu’il avait rédigé comme carte de voeux de l’année 2004, communion de toute une vie avec la mer.
Seulement dire notre émotion.
Par Charles Ribaut